L’Année internationale des sciences et technologies quantiques (IYQ) 2025, lancée au siège de l’UNESCO à Paris, a mobilisé chercheurs, universités et entreprises du monde entier autour de la compréhension et du développement des technologies quantiques. Accra, la capitale du Ghana, accueillera la cérémonie de clôture, un événement international majeur qui célèbrera les réussites de l’année et lancera l’Initiative quantique mondiale. La manifestation se tient depuis le 10 février et se poursuivra jusqu’au 11 février, rassemblant responsables publics, chercheurs et acteurs du quantique.
Accra, vitrine africaine du quantique
Le choix du Ghana n’est pas anodin. Ces dernières années, plusieurs pays africains investissent dans les technologies émergentes, du calcul quantique à l’intelligence artificielle. La manifestation met en lumière le rôle croissant du continent dans les sciences de pointe, longtemps dominées par l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord.
Ouvertes au public sur inscription, les journées de la clôture proposent des allocutions institutionnelles, des panels stratégiques, des sessions éducatives et des activités culturelles. Les travaux sont également retransmis en direct pour permettre une participation internationale.
Selon Emily Edwards, membre du comité de pilotage de l’IYQ, « l’année 2025 a été marquée par des événements à fort impact dans le monde entier. Des bases solides ont été posées pour structurer durablement les sciences quantiques ».
Des enjeux scientifiques et économiques majeurs
Les conférences programmées abordent plusieurs axes : l’histoire et l’évolution des sciences quantiques, la place de l’Afrique dans l’avenir des technologies quantiques, la formation des talents et la recherche, ainsi que les priorités stratégiques pour la prochaine décennie.
Depuis le 10 février, les panels, conférences et activités culturelles se déroulent à Accra, avec une retransmission en direct pour le public international. Le quantique touche déjà des secteurs sensibles comme la cybersécurité, la santé, la finance, la logistique ou la modélisation climatique. Pour de nombreux pays africains, il représente un levier potentiel de souveraineté technologique et d’attractivité économique.
Culture, innovation et diplomatie scientifique
Au-delà des débats techniques, la cérémonie se veut symbolique. Le programme prévoit la projection de la vidéo commémorative “Quantum 100”, la présentation du rapport officiel de l’UNESCO sur l’IYQ 2025, la lecture du poème lauréat du concours international IYQ, ainsi que des performances artistiques locales et une exposition des partenaires.
Cette articulation entre science, culture et diplomatie scientifique illustre la volonté de l’UNESCO et de ses partenaires d’ancrer le quantique dans la société, au-delà des seuls laboratoires.
Vers une Initiative quantique mondiale
Point central de la clôture : le lancement de l’Initiative quantique mondiale, qui vise à prolonger la dynamique de l’IYQ. L’objectif est de coordonner les politiques publiques, renforcer la coopération internationale et accompagner les pays émergents dans le développement des compétences quantiques.
Le succès de l’IYQ a reposé sur des partenaires majeurs comme Microsoft, SC Quantum, Quantinuum, D-Wave, ainsi que de nombreuses institutions scientifiques et académiques internationales.
En accueillant cette clôture, le Ghana s’impose comme un acteur symbolique de la diplomatie scientifique africaine, à un moment où les technologies quantiques redessinent déjà les équilibres de l’économie mondiale.
La Rédaction

