Quatorze ressortissants ouest-africains expulsés des États-Unis vers le Ghana se retrouvent au cœur d’une polémique. Selon le gouvernement ghanéen, ces individus, originaires du Nigeria et de la Gambie, ont été accueillis temporairement avant d’être rapatriés dans leur pays d’origine pour des raisons humanitaires.
Une opération humanitaire controversée
Le groupe comprenait 13 Nigérians et un Gambien. Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a insisté sur le fait que le Ghana n’accueille ces migrants que pour des motifs humanitaires, rejetant ainsi toute accusation de soutien aux politiques migratoires américaines.
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Le gouvernement nigérian, pour sa part, a indiqué n’avoir pas été informé de l’arrivée de ses ressortissants au Ghana, soulignant que les Nigérians expulsés étaient auparavant rapatriés directement depuis les États-Unis.
Contestations judiciaires en cours
Malgré ces assurances, quatre des 14 hommes expulsés restent au Ghana et n’ont pas encore retrouvé leur pays d’origine, selon leurs avocats. Certains pourraient être exposés à des persécutions ou des traitements inhumains.
Cinq des migrants — trois Nigérians et deux Gambiens — ont d’ailleurs saisi la justice américaine pour contester la légalité de leur transfert vers le Ghana. La plainte indique qu’ils ont été extraits de force d’un centre de détention en Louisiane le 5 septembre et transportés vers le Ghana sans information préalable. Certains auraient été immobilisés plus de 16 heures et seraient aujourd’hui détenus dans des conditions difficiles.
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Expulsions qualifiées de « trompeuses »
L’un des plaignants, un homme bisexuel, a déjà été renvoyé en Gambie, où il doit se cacher en raison des lois criminalisant l’homosexualité. Les avocats dénoncent des expulsions « trompeuses », permettant de contourner les protections judiciaires accordées aux migrants.
La juge chargée de l’affaire a déclaré être incompétente pour ordonner le retour des migrants aux États-Unis, mais elle a demandé au gouvernement américain de clarifier par déclaration sous serment les mesures prises pour éviter que ces individus ne soient renvoyés vers des pays où leur sécurité pourrait être menacée.
La Rédaction

