Les récents mouvements militaires du maréchal Khalifa Haftar en Libye, surtout vers le sud-ouest, inquiètent beaucoup et font craindre un retour à la guerre civile. Selon des experts et des médias locaux, Haftar pourrait viser à capturer l’aéroport stratégique de Ghadamès, situé à 650 km au sud-ouest de Tripoli et actuellement contrôlé par le gouvernement rival de la capitale.
Depuis début août 2024, Haftar, à la tête de l’Armée nationale libyenne (ANL), a intensifié ses opérations militaires dans le sud du pays, ce qui a alarmé les observateurs. Contrôler Ghadamès, à la frontière de l’Algérie et de la Tunisie, renforcerait son emprise sur le sud de la Libye et isolerait davantage le gouvernement de Tripoli.
Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est plongée dans une instabilité permanente. En 2014, une guerre civile a éclaté, avec l’ANL de Haftar tentant de prendre Tripoli en 2019, soutenu par la Russie, l’Égypte et les Émirats arabes unis. Cette offensive a provoqué de violents combats et d’importants déplacements de populations civiles.
L’ONU a exprimé ses inquiétudes face à l’escalade des tensions, craignant que les mouvements de Haftar ne compromettent les efforts de paix. Des rapports indiquent déjà une accumulation d’armes et un soutien militaire étranger en faveur de Haftar, ce qui pourrait relancer les hostilités.
Depuis 2019, la Libye a connu une intensification des violences, avec de nombreux combats et frappes aériennes. Des centaines de milliers de personnes vivent dans des zones de conflit direct, et des millions d’autres subissent l’instabilité. La situation humanitaire reste critique avec de nombreux déplacés et des besoins en aide humanitaire croissants.
Malgré les appels internationaux à la retenue, le risque d’un retour à la guerre civile reste élevé, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la population libyenne et la stabilité de toute la région.
La Rédaction

