Soulagement à Gaza. Après de longs mois d’attente, des camions d’aide humanitaire ont franchi mercredi les points d’accès vers l’enclave palestinienne, assiégée et affamée. Sous la bannière du Programme alimentaire mondial (PAM), les vivres sont distribués dans un environnement plus sécurisé, loin des scènes chaotiques des distributions précédentes.
Pour Hiba Khalil, mère de famille, cette arrivée représente un tournant :
« Nous avons attendu des mois sans farine, sans pouvoir nourrir nos enfants. Ils pleuraient tout le temps. Aujourd’hui, grâce à Dieu, tout est mieux organisé. »
Dans un territoire où un sac de farine atteignait jusqu’à 3 000 shekels (environ 890 dollars), ces distributions représentent plus qu’un simple soutien : un sursis face à une famine annoncée.
Ali al-Tiben, un autre résident de Gaza, note également l’amélioration des conditions :
« Avant, c’était l’anarchie. Des gangs prenaient tout. Aujourd’hui, c’est plus humain, plus digne. Merci aux ONG, notamment Save the Youth Future Society. »
La situation humanitaire reste cependant alarmante. D’après le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire, 22 % de la population de Gaza risque de sombrer dans une crise alimentaire de niveau catastrophique.
La Rédaction

