Israël et le Hamas ont conclu un accord en vue d’un cessez-le-feu à Gaza et de la libération d’otages, selon une source proche des négociations, confirmée par le président élu des États-Unis, Donald Trump. Ce dernier a indiqué que « l’accord sur les otages au Moyen-Orient » avait été conclu et que les otages « seraient bientôt libérés ». La trêve était attendue depuis plusieurs mois, et elle a été officialisée le 15 janvier 2025.
Cet accord fait suite à des discussions menées par le Premier ministre qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, avec des négociateurs du Hamas et israéliens. Donald Trump a réaffirmé la confirmation de cette trêve sur son réseau Truth Social, précisant qu’il s’agissait d’un progrès majeur. Après plus de 15 mois de combats, cette trêve pourrait marquer un tournant dans un conflit qui a fait plus de 46 000 morts, principalement des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.
L’accord prévoit une libération progressive des otages israéliens, en échange de la libération de milliers de Palestiniens détenus par Israël. Selon les termes de l’accord, 33 otages seront libérés dans un premier temps, principalement des femmes et des enfants, puis la libération des soldats et des hommes en âge de combat suivra, accompagnée du retour des corps des otages décédés. Toutefois, un responsable israélien a affirmé que les forces israéliennes resteraient en Gaza jusqu’à ce que tous les otages, vivants et morts, soient ramenés.
Dès l’annonce de l’accord, des scènes de joie ont éclaté à Gaza, avec des milliers de Palestiniens célébrant l’événement dans les rues. À Deir el-Balah, des centaines de personnes ont dansé et agité des drapeaux palestiniens pour marquer ce moment. Toutefois, les négociations ont coïncidé avec une intensification des frappes israéliennes, visant ce qu’Israël considère comme des combattants du Hamas. Mercredi, des frappes ont tué au moins 27 personnes, principalement à Gaza-ville et à Deir el-Balah, avec de lourdes pertes dans les rangs des soldats israéliens.
La bande de Gaza, déjà fragilisée par un blocus israélien de longue date, sort de cette guerre dans un état de destruction totale. Plus de la moitié des bâtiments ont été réduits en ruines et la reconstruction du territoire pourrait prendre jusqu’à 15 ans, selon les Nations unies. Les infrastructures essentielles, notamment le réseau de distribution d’eau, ont été sévèrement endommagées, aggravant la situation déjà critique des habitants, qui souffrent de famine, de froid et de conditions de vie précaires. En dépit de l’arrêt des combats, l’avenir politique de Gaza reste incertain, avec le Hamas toujours en contrôle, mais gravement affaibli après cette guerre.
La Rédaction

