La Zambie a adopté une mesure d’exception face à la menace sanitaire la plus sévère de ces dernières années pour l’élevage africain : la fermeture totale de ses frontières au bétail en provenance d’Afrique du Sud. Cette décision, annoncée par le ministère des Pêches et de l’Élevage et appliquée par les services vétérinaires zambiens, s’inscrit dans une stratégie de biosécurité rigoureuse visant à contenir une maladie hautement contagieuse et potentiellement dévastatrice.
La suspension couvre non seulement les animaux vivants, mais aussi les produits dérivés tels que peaux, cuirs et aliments pour bétail. La priorité est de protéger l’intégrité de l’industrie nationale et de prévenir l’éclatement d’une crise économique et sanitaire d’envergure.
De l’autre côté de la frontière, l’Afrique du Sud se débat avec une épidémie que le président Cyril Ramaphosa a qualifiée de « catastrophe nationale ». La fièvre aphteuse y frappe le bétail à une échelle inédite depuis des décennies. Un plan de vaccination ambitieux a été lancé, visant à immuniser 14 millions de bovins dans les douze prochains mois, tandis que le pays tente de circonscrire l’onde de choc de cette crise.
La réaction zambienne illustre la vigilance régionale nécessaire face aux menaces sanitaires animales : dans un contexte où la circulation transfrontalière du bétail est vitale pour les économies agricoles africaines, la moindre brèche sanitaire peut provoquer un désastre économique et alimentaire. Ce verrouillage montre également que la prévention et la gestion de crises sanitaires ne sont plus des options mais des impératifs pour préserver la sécurité alimentaire et l’économie rurale.
La Rédaction

