La Commission européenne a pris une décision attendue : à partir du 1er septembre, une nouvelle règle s’appliquera dans tous les aéroports européens après plusieurs mois de tests.
Les voyageurs confrontés à une ancienne règle frustrante
Si vous avez déjà pris l’avion, vous connaissez sans doute ce scénario : lors du contrôle de sécurité, un agent détecte un liquide dans vos bagages cabine. Si ce liquide dépasse les 100 ml, vous devez vous en séparer avant d’embarquer. Si cela peut paraître anodin pour une simple bouteille d’eau, c’est bien plus agaçant lorsqu’il s’agit d’un flacon de parfum coûteux. Cette règle, en vigueur depuis 2006, visait à empêcher l’introduction de liquides explosifs à bord. Les passagers étaient donc contraints de limiter les contenants de liquides à 100 ml, placés dans une pochette plastique transparente pour faciliter les contrôles.
Une évolution technologique qui avait levé la restriction
Grâce aux avancées technologiques, cette restriction avait été levée au début de l’année 2024. Les nouveaux scanners, capables de détecter les liquides explosifs, ont rendu obsolète la limite des 100 ml. En mars 2023, l’aéroport de Londres City fut l’un des premiers à abandonner cette mesure grâce à des scanners 3D de dernière génération, également utilisés dans le domaine médical. De nombreux aéroports européens ont suivi, adoptant ces scanners pour faciliter le contrôle des bagages.
Un retour en arrière pour la Commission européenne
Cependant, après plusieurs mois de tests, des problèmes ont été relevés lors de la détection de certains liquides. Les scanners, bien que très performants, semblent moins fiables lorsque la quantité de liquide dépasse un certain seuil. Face à ces difficultés, la Commission européenne a décidé de rétablir la règle des 100 ml à partir du 1ᵉʳ septembre, pour garantir la sécurité des passagers.
Un retour à la normale… pour combien de temps ?
Cette décision est une déception pour de nombreux aéroports qui avaient investi massivement dans cette nouvelle technologie, espérant ainsi réduire les temps d’attente aux contrôles de sécurité. Toutefois, ces scanners ne seront pas inutiles pour autant : ils permettent aux passagers de ne plus sortir leur ordinateur portable ou tablette lors des contrôles, un gain de temps apprécié.
La Commission européenne n’a pas totalement renoncé à la levée de cette restriction. Des investigations supplémentaires sont en cours pour assurer une détection fiable, quelle que soit la quantité de liquide transporté. Aucune date n’a encore été fixée pour une nouvelle évaluation de la situation.
La Rédaction

