Les États-Unis ont annoncé lundi leur engagement à verser 2 milliards de dollars à l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour financer ses programmes humanitaires. Si cette contribution reste importante, elle représente toutefois une fraction des sommes historiques allouées par Washington, qui avaient atteint jusqu’à 17 milliards de dollars dans le passé.
L’administration du président Donald Trump a réduit de manière significative l’aide internationale américaine en 2025, rejoignant d’autres donateurs majeurs comme la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, eux aussi contraints de diminuer leur budget d’aide humanitaire cette année.
Ces réductions interviennent alors que les besoins humanitaires mondiaux explosent. En 2025, l’ONU a dû répondre à de multiples crises, notamment la famine au Soudan et à Gaza, le déplacement de dizaines de milliers de personnes fuyant la violence dans l’est de la République démocratique du Congo, ainsi qu’à des catastrophes naturelles affectant plusieurs régions du monde. Face à ces urgences, l’ONU a lancé en décembre un appel à 23 milliards de dollars pour financer les besoins prioritaires en 2026.
Selon le Département d’État américain, les 2 milliards de dollars versés s’inscrivent dans un accord avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU. L’objectif est de réformer le soutien américain : “L’accord exige que l’ONU consolide ses fonctions humanitaires afin de réduire la bureaucratie, les doublons inutiles et les dérives idéologiques”, précise le communiqué officiel. Les agences de l’ONU devront s’adapter, se réduire ou disparaître si nécessaire.
L’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations Unies, Michael Waltz, a ajouté que cette réforme vise à fournir une assistance plus ciblée, axée sur les résultats et alignée sur la politique étrangère américaine. Dans un premier temps, 17 pays devraient bénéficier de cette aide réformée, parmi lesquels le Bangladesh, la République démocratique du Congo, Haïti, la Syrie et l’Ukraine.
Cette nouvelle approche marque un tournant dans l’aide humanitaire américaine, en privilégiant l’efficacité et la concentration sur des zones stratégiques, alors que le monde fait face à des crises de plus en plus complexes et urgentes.
La Rédaction

