Donald Trump, président des États-Unis après sa réélection, a essuyé un revers judiciaire en tentant de faire annuler sa condamnation pénale liée à des paiements dissimulés à l’actrice de films pour adultes Stormy Daniels. Son recours, basé sur l’immunité présidentielle, a été rejeté par un juge de New York.
Un revers face à l’immunité présidentielle
Le juge Juan Merchan a estimé que les faits reprochés à Donald Trump n’étaient pas couverts par l’immunité présidentielle, puisqu’ils ne relevaient pas de ses fonctions officielles. Cette décision intervient après que les avocats de Trump ont invoqué un arrêt de la Cour suprême, accordant une présomption d’immunité pénale au président en exercice, pour contester le verdict rendu en mai.
Les avocats affirmaient que certaines preuves utilisées durant le procès violaient cette protection. Cependant, le juge a déclaré que, même si ces éléments avaient été écartés, les preuves restantes contre Trump étaient « accablantes ». Il a été reconnu coupable de falsification comptable aggravée, visant à dissimuler un complot pour influencer l’élection présidentielle de 2016.
Un verdict toujours en suspens
Malgré la condamnation, la peine n’a pas encore été prononcée, et plusieurs reports ont été accordés. Les avocats du président réélu soutiennent que la poursuite de la procédure serait incompatible avec l’exercice de ses fonctions.
Vers une solution judiciaire adaptée au mandat présidentiel ?
Pour ne pas entraver la stabilité de l’exécutif, le procureur de Manhattan, Alvin Bragg, a proposé des ajustements. Parmi les options : suspendre la procédure pénale jusqu’à la fin du mandat présidentiel de Trump, ou renoncer à une peine d’incarcération.
Une affaire historique
Cette affaire, portant sur un paiement de 130 000 dollars à Stormy Daniels avant l’élection présidentielle de 2016, reste unique parmi les quatre poursuites pénales visant Donald Trump. C’est le seul dossier à avoir déjà été jugé, marquant un précédent inédit dans l’histoire politique des États-Unis.
Contrairement aux spéculations sur l’impact de cette affaire sur son image politique, Trump bénéficie d’un soutien solide de sa base électorale, qui considère ces poursuites comme une tentative de politisation de la justice.
La Rédaction

