Coup de théâtre en Espagne : l’ancien footballeur international brésilien Dani Alves a obtenu l’annulation en appel de sa condamnation pour viol. L’ex-star du FC Barcelone, âgée de 41 ans, avait été condamnée en février 2024 à quatre ans et demi de prison pour des faits remontant à décembre 2022.
Une décision de justice qui balaie la première condamnation
La Cour supérieure de justice de Catalogne a jugé à l’unanimité que la condamnation de première instance comportait “une série de manquements, d’imprécisions, d’incohérences et de contradictions”. Les juges estiment que les preuves présentées ne suffisaient pas à dépasser le seuil exigé par la présomption d’innocence. En particulier, la cour a relevé un manque de fiabilité dans le témoignage de l’accusation, notamment sur des éléments pouvant être vérifiés par des enregistrements vidéo.
Par conséquent, toutes les sanctions qui accompagnaient la condamnation – y compris le paiement de 150 000 euros de dommages et intérêts, la liberté surveillée et l’interdiction d’approcher la plaignante – ont été levées. “Nous sommes très heureux, la justice a été rendue, il a été prouvé qu’Alves est innocent”, s’est félicitée son avocate, Inés Guardiola, dans des propos rapportés par El País.
Un dossier marqué par des incohérences
L’affaire remontait à la nuit du 30 au 31 décembre 2022, lorsqu’une jeune femme de 23 ans avait accusé Dani Alves de l’avoir violée dans une discothèque de Barcelone. Selon l’acte d’accusation, le footballeur, alors de retour du Mondial au Qatar, aurait invité la plaignante à le suivre dans une pièce attenante aux toilettes après lui avoir offert du champagne. La victime déclarait avoir ressenti une “angoisse et une terreur”, tandis que la défense d’Alves a évolué au fil du temps : après avoir nié toute rencontre avec la jeune femme, il avait finalement reconnu une relation sexuelle, affirmant qu’elle était consentie.
Dani Alves avait déjà passé 14 mois en détention, incluant la période de détention provisoire. Il avait récemment obtenu une remise en liberté sous caution moyennant un million d’euros.
Un revers pour l’accusation
Cette décision représente un sérieux échec pour le ministère public, qui avait réclamé une aggravation de la peine à neuf ans de prison, et pour l’accusation, qui demandait 12 ans d’emprisonnement.
Si la justice espagnole a tranché en faveur de l’ex-footballeur, cette affaire risque de continuer à faire débat en raison de son ampleur médiatique et des enjeux liés aux violences sexuelles dans le monde du sport.
La Rédaction

