Lors du Forum économique mondial de Davos, Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi ont tenu des discussions cruciales sur la scène internationale. Au centre de leurs échanges : la situation en Éthiopie et l’expansion du « Conseil de la paix », initiative américaine visant à superviser les efforts de paix à Gaza et à étendre son influence dans d’autres zones de conflit.
Al-Sissi a souligné l’importance de la coopération internationale : « Participer au Conseil de la paix est un honneur. Nous soutenons pleinement toute initiative capable de renforcer la stabilité et la paix dans notre région et au-delà. » Le gouvernement égyptien a confirmé officiellement sa participation, marquant ainsi son engagement pour la deuxième phase du plan de paix à Gaza.
Un Conseil de la paix qui s’élargit
Avec l’Égypte, plusieurs pays musulmans ont accepté de rejoindre cette instance, parmi lesquels l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie, la Jordanie, l’Indonésie, le Pakistan et les Émirats arabes unis. Selon un communiqué conjoint de Riyad, ces nations appuient les efforts américains pour instaurer un climat de paix durable au Moyen-Orient.
Si le Conseil de la paix était initialement dédié à la reconstruction de Gaza, sa mission semble désormais s’élargir à d’autres dossiers géopolitiques, suscitant certaines réserves de la part d’alliés occidentaux, comme la France, qui a refusé d’y participer. Israël, en revanche, a accepté l’invitation, malgré quelques désaccords concernant la présence de diplomates turcs et qataris.
L’Éthiopie au cœur des négociations
Outre Gaza, le barrage de la Renaissance en Éthiopie a été un point majeur des discussions. Ce projet hydraulique, source de tensions entre l’Éthiopie, le Soudan et l’Égypte, nécessite une approche diplomatique pour éviter toute escalade. L’initiative américaine pourrait servir de plateforme pour rapprocher Le Caire et Addis-Abeba et faciliter un compromis pacifique.
Avec plus d’une vingtaine de pays déjà impliqués et d’autres encore sollicités, le Conseil de la paix de Trump pourrait devenir un acteur influent sur la scène internationale, proposant une alternative aux institutions traditionnelles telles que l’ONU et redéfinissant la diplomatie régionale.
La Rédaction

