Un véhicule mi-voiture, mi-hélicoptère
D’ici 2027, les Émirats arabes unis pourraient devenir le premier pays au monde à accueillir la commercialisation d’une voiture volante. Le modèle en question, baptisé « Liberty », est le fruit de la société néerlandaise PAL-V (Personal Air and Land Vehicle). Il s’agit d’un engin hybride, capable de rouler comme une voiture classique mais aussi de s’élever dans les airs grâce à un rotor et une hélice escamotables. Doté de trois roues, il peut accueillir deux passagers et affiche une autonomie de 500 km en vol.
Une révolution à 800 000 dollars
Avec un prix unitaire d’environ 800 000 dollars, ce véhicule futuriste ne s’adresse pour l’instant qu’à une clientèle très fortunée ou aux institutions gouvernementales. Mais son arrivée marque une étape clé dans l’évolution de la mobilité. Selon Marco van den Bosch, directeur commercial de PAL-V, les premiers exemplaires devraient être opérationnels dès le début de l’année 2027, sous réserve de l’obtention des certifications aéronautiques nécessaires. La production démarrera en 2026.
Dubaï en vitrine du futur
Ce n’est pas un hasard si les Émirats ont été choisis comme terre d’accueil pour ce lancement mondial. Depuis plusieurs années, les EAU – et plus particulièrement Dubaï – multiplient les investissements dans les technologies de transport innovantes : métro automatique, taxis-drones, Hyperloop… L’objectif : devenir un laboratoire vivant de la mobilité de demain, où cohabitent routes terrestres, couloirs aériens et solutions écologiques.
Entre science-fiction et stratégie industrielle
L’annonce du déploiement de la Liberty soulève toutefois des questions de sécurité, de réglementation et d’infrastructures. Où pourront-elles décoller ? Quels seront les protocoles en cas de panne ? Comment organiser le trafic aérien urbain ? Autant de défis que les autorités émiraties semblent prêtes à relever, avec l’espoir d’imposer leur modèle au reste du monde.
La Rédaction

