Elon Musk, figure clivante de la tech mondiale, a annoncé son retrait « significatif » du DOGE (Department of Government Efficiency), un organe mis en place par l’administration Trump pour rationaliser les institutions fédérales. Cette décision, prévue pour mai, marque un tournant stratégique après une séquence politique qui a divisé autant qu’elle a intrigué.
Le timing n’est pas anodin. Le premier trimestre 2025 a été l’un des plus sombres pour Tesla, avec une chute de 71 % de son bénéfice net, une baisse largement attribuée à la mauvaise publicité générée par l’implication de Musk dans les affaires politiques américaines. Accusé par certains d’avoir mêlé innovation et idéologie, Musk a vu sa popularité se fissurer, jusque dans les rangs de ses plus fervents soutiens.
Le DOGE, entité controversée chargée de « nettoyer » la bureaucratie fédérale, avait été confié à Musk comme une vitrine de l’efficacité entrepreneuriale appliquée à la sphère publique. Mais les résultats tangibles sont restés flous, tandis que les polémiques ont proliféré : conflits d’intérêts, déclarations explosives, critiques sur la neutralité de Tesla… Jusqu’à faire fuir des clients et refroidir des marchés.
Le retour de Musk dans un rôle plus traditionnel de PDG, concentré sur l’innovation industrielle, semble être une tentative de réorientation salutaire. En témoigne la réaction immédiate de Wall Street : dès l’annonce, les actions Tesla ont bondi, comme un soupir de soulagement collectif.
Ce départ partiel de la scène politique pose cependant la question de la frontière, toujours floue, entre influence économique et pouvoir institutionnel. Musk, même en retrait, conserve un poids symbolique colossal. Mais en quittant le DOGE, il envoie un message : la priorité revient à l’entreprise, à l’ingénierie, au concret.
Le feuilleton Musk continue, mais l’épisode politique pourrait bien toucher à sa fin.
La Rédaction

