L’Égypte tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme face à la situation explosive à Jérusalem. Dans un communiqué publié récemment, Le Caire a fermement condamné les appels à la destruction de la mosquée Al-Aqsa et du Dôme du Rocher, lancés par des organisations israéliennes extrémistes et relayés sur les réseaux sociaux.
La diplomatie égyptienne dénonce une « provocation inadmissible pour les musulmans du monde entier », alors que les incursions de colons israéliens sur l’esplanade des Mosquées se multiplient, souvent sous escorte policière. Ces actions sont perçues comme une remise en cause directe du statu quo historique qui régit les lieux saints de Jérusalem.
Le 17 avril, plusieurs centaines de colons ont envahi l’esplanade pour y effectuer des rituels talmudiques. Le 21 avril, une nouvelle intrusion a été signalée, en présence du controversé Yehuda Glick, ancien député connu pour sa campagne en faveur de la reconstruction du Temple juif à l’emplacement d’Al-Aqsa.
La tension est montée d’un cran après la diffusion d’une vidéo générée par intelligence artificielle et intitulée « L’année prochaine à Jérusalem ». Ce contenu simule la destruction de la mosquée Al-Aqsa et a suscité une vague de condamnations, notamment de la part de la Jordanie, du Qatar et des Émirats arabes unis.
Ces provocations s’inscrivent dans une dynamique inquiétante. Alors qu’en 2004, 256 intrusions avaient été recensées sur le site sacré, les chiffres de 2025 montrent une nette augmentation, preuve d’une stratégie d’escalade calculée. Pour l’Égypte, il ne s’agit plus seulement d’atteintes ponctuelles, mais d’une campagne organisée qui pourrait embraser toute la région.
Le ministère égyptien des Affaires étrangères appelle la communauté internationale à sortir de son mutisme et à intervenir d’urgence pour faire cesser ces violations répétées des lieux saints islamiques et chrétiens. Le Caire prévient : une inaction face à ces atteintes nourrira une spirale incontrôlable de violence et d’instabilité.
Dans une région constamment au bord de la rupture, Jérusalem reste un point de bascule. L’avertissement de l’Égypte est clair : ignorer la menace qui pèse sur Al-Aqsa, c’est courir à l’embrasement.
La Rédaction

