A l’approche des élections, le groupe des femmes de la Saint Society à Accra dispute autour d’une question : Comment avoir plus de femmes élues dans les institutions ghanéennes. Aujourd’hui le parlement comporte moins de 15% de femmes députés, un chiffre qui tombe à 5% au niveau des assemblées locales. Parmi les 12 candidats à l’élection présidentielle une seule candidate. Atteindre un taux de 50% en 2030, c’est l’objectif qu’a fixé la loi d’équité des genres adoptée en juillet dernier.
« Quand une femme est désignée pour être député, elle finit toujours par être trompée et voit sa nomination lui être enlevée, il faut que quelqu’un s’occupe de ce problème » Harriet ABBY, Secrétaire générale de la Saint Society. En charge d’animé les discussions, Gabriel ASHEDU KETEKE est ce médiateur qui fait le tour de diverses associations d’Accra pour sensibiliser à la participation démocratique. Pour lui, la sous-représentation des femmes aux postes politiques s’explique notamment par l’installation d’un climat de peur. « Quand vous êtes une femme, et que vous essayez d’être élue au parlement vous recevez des insultes, vous entendez des discours de haine. Quand entent que femme vous essayez d’être quelqu’un, un leader, certains hommes au nom de leur principe culturel essayeront de vous soumettre » Gabriel ASHEDU KETEKE, Médiateur de la National Commission for Civic Education.
Atteindre en 2030 un taux de 50% de femme au sein de la fonction publique, la gouvernance et les postes de décision, c’est l’objectif qu’a fixé la loi d’équité des genres adopté fin juillet au parlement. Un Texte que les deux principaux partis ont promi d’appliqué entièrement s’ils sont élus ce samedi 07 décembre.
De grande annonce qui montre cependant de garantie solide selon la fédération internationale de femmes juristes (FIDA), « Pour que les femmes puissent entrer en politique, nous devons nous assurer d’obtenir des quotas de genres. Surtout au niveau des partis politiques parce que c’est là où il y’a un vrai problème. Si on ne voit pas beaucoup de femmes s’engager à être candidate dans cours d’une élection nous n’allons pas avoir beaucoup de femmes au parlement. » Susan ARYEETEY, Directrice de FIDA. Pour Susan, il faut pouvoir mesurer, évaluer et critiquer les politiques mises en place afin d’assurer un plus grand espace pour les femmes dans l’arène politique
La Rédaction
Elections Ghana. La place des femmes dans l’arène politique
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