Le nouveau code de procédure pénale égyptien, récemment adopté par la Chambre des représentants, suscite de vives préoccupations au sein des Nations Unies. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a alerté mardi sur plusieurs dispositions du texte, en attente de la signature présidentielle, qui pourraient, selon lui, affaiblir les garanties fondamentales en matière de droits humains.
Thameen Al-Kheetan, porte-parole du HCDH, a dénoncé une série de mesures jugées attentatoires aux libertés individuelles : « Nous avons fait part de nos préoccupations concernant les dispositions de la loi qui accorderont aux procureurs de larges pouvoirs discrétionnaires en matière de détention provisoire, d’interception des communications et d’interdiction de voyager. »
Au cœur des critiques : le renforcement des pouvoirs judiciaires sans contrôle, l’opacité du processus législatif et les menaces pesant sur les droits de la défense. Le projet de loi limiterait l’accès à une représentation juridique efficace et compromettrait les mécanismes de responsabilité des agents de l’État. Pire, des amendements de dernière minute auraient été introduits avant la transmission du texte à la présidence, sans que leur contenu soit rendu public.
Pour les Nations Unies, cette absence de transparence jette une ombre sur la conformité du texte avec les obligations internationales de l’Égypte. Le bureau des droits de l’homme appelle désormais le président Abdel Fattah al-Sissi à une lecture attentive du projet à la lumière de ces inquiétudes croissantes.
Mots-clés : Égypte, code de procédure pénale, ONU, droits humains, détention provisoire, transparence législative
Catégorie : Droits humains – International
Requête cible : ONU préoccupée par le nouveau code de procédure pénale en Égypte
La Rédaction

