<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Économie - La Cinquième</title>
	<atom:link href="https://www.lacinquieme.tg/economie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.lacinquieme.tg/economie/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 23 Sep 2026 14:39:59 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2024/06/cropped-favicon-la-cincuieme-32x32.png</url>
	<title>Archives des Économie - La Cinquième</title>
	<link>https://www.lacinquieme.tg/economie/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Agriculture : dans la plaine de Mô, produire ne devra plus dépendre uniquement des saisons</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/agriculture-dans-la-plaine-de-mo-produire-ne-devra-plus-dependre-uniquement-des-saisons/</link>
					<comments>https://www.lacinquieme.tg/agriculture-dans-la-plaine-de-mo-produire-ne-devra-plus-dependre-uniquement-des-saisons/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.lacinquieme.tg/?p=58536</guid>

					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>La plaine de Mô dispose de terres fertiles et d’une production agricole diversifiée. Mais comme dans une grande partie de l’agriculture togolaise, une contrainte continue de dicter une partie du calendrier des producteurs : l’eau. La deuxième phase du Projet de développement rural intégré de la plaine de Mô veut précisément agir sur cette dépendance [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/agriculture-dans-la-plaine-de-mo-produire-ne-devra-plus-dependre-uniquement-des-saisons/">Agriculture : dans la plaine de Mô, produire ne devra plus dépendre uniquement des saisons</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La plaine de Mô dispose de terres fertiles et d’une production agricole diversifiée. Mais comme dans une grande partie de l’agriculture togolaise, une contrainte continue de dicter une partie du calendrier des producteurs : l’eau. La deuxième phase du Projet de développement rural intégré de la plaine de Mô veut précisément agir sur cette dépendance et permettre de produire au-delà des seules périodes favorables.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Annoncé à 42 milliards de FCFA, le PDRI-Mô II doit prochainement entrer dans une nouvelle séquence de mise en œuvre. Son financement associe la Banque islamique de développement (BID), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’État togolais. L’ambition affichée est de prolonger les transformations engagées lors de la première phase, mais en plaçant davantage la maîtrise de l’eau au centre du modèle agricole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix marque une évolution importante. Après avoir travaillé sur le désenclavement, les infrastructures communautaires, la diversification des productions, l’accès au financement ou encore l’organisation des producteurs, il s’agit désormais de rendre les terres aménagées plus productives sur une période plus longue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Faire de l’eau un outil de production</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux préparatoires donnent une mesure plus concrète de cette ambition. Le PDRI-Mô II prévoit notamment des études, des aménagements et la supervision d’infrastructures hydroagricoles portant sur&nbsp;<strong>800 hectares</strong>. La maîtrise de l’eau doit particulièrement concerner les Zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu dépasse l’irrigation elle-même. Lorsqu’un producteur dépend essentiellement des pluies, son calendrier, ses rendements et une partie de ses revenus restent exposés aux irrégularités climatiques. Une disponibilité mieux maîtrisée de l’eau permet au contraire d’allonger les cycles de production, de diversifier les cultures et d’envisager plusieurs campagnes sur certaines parcelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des études techniques conduites dans la plaine avaient déjà identifié cette question comme déterminante. Elles portaient notamment sur les possibilités d’irrigation des ZAAP de Kagnan, Leguede et Ipouali et sur la recherche de solutions permettant de sécuriser davantage l’activité agricole face aux variations pluviométriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après le désenclavement, la question de la productivité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La première phase avait abordé le développement de la plaine de Mô de manière beaucoup plus large que la seule agriculture. Pistes rurales, santé, éducation, élevage, alphabétisation et infrastructures communautaires avaient accompagné les interventions directement productives. Le ministère de l’Agriculture attribue également au projet la création de 695 emplois directs et de plus de 2 500 emplois indirects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique répondait à une caractéristique ancienne de la plaine : son potentiel agricole a longtemps été contrarié par son enclavement. Le développement des pistes a rapproché certains bassins de production des marchés. La deuxième phase déplace progressivement le problème :&nbsp;<strong>une fois la terre davantage accessible, comment lui permettre de produire plus régulièrement ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est importante dans un bassin où se côtoient igname, maïs, manioc, soja, arachide, riz, sorgho, haricot, vouandzou ou encore sésame. Produire sur une période plus longue peut également favoriser les activités situées après le champ : stockage, transformation et commercialisation. Le PNUD a d’ailleurs lancé en 2025 des études pour un Centre de transformation agricole et des entrepôts dans le cadre du PDRI-Mô II.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Transformer une plaine agricole en bassin de production permanent</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est finalement là que les 42 milliards de FCFA annoncés devront produire leur principal effet. La première transformation de la plaine a consisté à mieux relier les villages, les producteurs et les marchés. La suivante cherche à réduire une autre forme de dépendance, celle du calendrier agricole aux précipitations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi ne sera donc pas seulement de construire des ouvrages hydrauliques, mais de vérifier qu’ils permettent effectivement aux exploitations d’augmenter et de régulariser leur production, tout en assurant leur entretien dans la durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la plaine de Mô,&nbsp;<strong>le passage décisif serait alors celui d’un territoire disposant d’un fort potentiel agricole à un bassin capable de produire plus régulièrement tout au long de l’année</strong>. La maîtrise de l’eau devient, dans cette perspective, moins un équipement supplémentaire qu’une nouvelle infrastructure économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/agriculture-dans-la-plaine-de-mo-produire-ne-devra-plus-dependre-uniquement-des-saisons/">Agriculture : dans la plaine de Mô, produire ne devra plus dépendre uniquement des saisons</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.lacinquieme.tg/agriculture-dans-la-plaine-de-mo-produire-ne-devra-plus-dependre-uniquement-des-saisons/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Formation professionnelle : au Togo, le diplôme doit désormais faire ses preuves sur le marché du travail</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/formation-professionnelle-au-togo-le-diplome-doit-desormais-faire-ses-preuves-sur-le-marche-du-travail/</link>
					<comments>https://www.lacinquieme.tg/formation-professionnelle-au-togo-le-diplome-doit-desormais-faire-ses-preuves-sur-le-marche-du-travail/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.lacinquieme.tg/?p=58532</guid>

					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Former ne suffit plus. Encore faut-il savoir si les compétences enseignées correspondent aux métiers recherchés et ce que deviennent réellement les diplômés une fois sortis des centres. C’est autour de cette équation que le Togo cherche à faire évoluer son enseignement technique et sa formation professionnelle, en rapprochant davantage entreprises, établissements et suivi de l’insertion. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/formation-professionnelle-au-togo-le-diplome-doit-desormais-faire-ses-preuves-sur-le-marche-du-travail/">Formation professionnelle : au Togo, le diplôme doit désormais faire ses preuves sur le marché du travail</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Former ne suffit plus. Encore faut-il savoir si les compétences enseignées correspondent aux métiers recherchés et ce que deviennent réellement les diplômés une fois sortis des centres. C’est autour de cette équation que le Togo cherche à faire évoluer son enseignement technique et sa formation professionnelle, en rapprochant davantage entreprises, établissements et suivi de l’insertion.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis lundi 21 septembre, une cinquantaine d’acteurs de six pays sont réunis à Lomé autour de « l’ETFP dual à l’ère du numérique ». Les travaux, qui doivent s’achever jeudi 24 septembre, portent notamment sur trois chantiers togolais : renforcer la place des entreprises dans la formation, mieux suivre le devenir professionnel des diplômés et intégrer le numérique ainsi que l’intelligence artificielle dans les apprentissages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière ces trois orientations apparaît une même question :&nbsp;<strong>comment juger une formation professionnelle autrement que par le nombre de jeunes qu’elle diplôme ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Faire entrer davantage l’entreprise dans la formation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier changement recherché concerne la relation entre centres de formation et secteur privé. L’entreprise ne serait plus seulement consultée sur les programmes : elle participerait davantage à la construction des parcours et à l’apprentissage lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif avancé est notamment d’associer chaque filière à une entreprise marraine. Un guide d’engagement du secteur privé est actuellement travaillé à Lomé afin de définir plus précisément les responsabilités et les modalités de cette coopération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est important. Une formation peut être techniquement solide tout en produisant des compétences devenues moins recherchées, tandis que les entreprises peinent à recruter sur de nouveaux métiers. Le modèle dual tente précisément de réduire cette distance en faisant alterner apprentissage en établissement et expérience dans le monde professionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Suivre les diplômés pour savoir si la formation fonctionne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième chantier change la manière d’évaluer le système. Plutôt que de s’arrêter à l’obtention du diplôme, le Togo veut davantage observer ce qui se passe ensuite : délai d’accès à l’emploi, secteur d’activité, adéquation entre poste occupé et formation reçue, mais aussi satisfaction des employeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays dispose pour cela d’<strong>InserJeune</strong>, un outil développé avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie et de l’IFEF. Expérimenté au Togo dès 2022 dans vingt établissements, il permet de suivre le parcours des diplômés et de recueillir l’appréciation des entreprises sur leurs compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette information peut devenir un instrument de pilotage. Si une filière forme beaucoup mais insère peu, ou si les employeurs signalent régulièrement certaines lacunes, les données peuvent servir à réviser les programmes plutôt qu’à reproduire les mêmes formations d’une promotion à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Préparer les métiers pendant qu’ils se transforment</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième chantier ajoute une difficulté : le marché du travail que les centres cherchent à rejoindre évolue lui-même rapidement. Numérisation, automatisation et intelligence artificielle modifient certaines tâches et font émerger de nouvelles compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Togo a élaboré une politique d’intégration de l’intelligence artificielle dans l’ETFP qui fait partie des documents examinés pendant l’atelier de Lomé. Les travaux doivent contribuer à l’enrichir avant sa finalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois chantiers finissent ainsi par se rejoindre.&nbsp;<strong>L’entreprise renseigne sur les compétences dont elle a besoin, le suivi des diplômés mesure si la formation conduit effectivement vers l’emploi, et l’anticipation technologique oblige à actualiser régulièrement les contenus.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La modernisation de l’ETFP se jouera donc moins dans l’affichage de nouvelles filières que dans cette boucle entre formation et économie réelle. Pour le Togo, le véritable indicateur ne sera plus seulement de savoir combien de jeunes obtiennent un diplôme, mais combien parviennent ensuite à transformer les compétences acquises en activité professionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/formation-professionnelle-au-togo-le-diplome-doit-desormais-faire-ses-preuves-sur-le-marche-du-travail/">Formation professionnelle : au Togo, le diplôme doit désormais faire ses preuves sur le marché du travail</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.lacinquieme.tg/formation-professionnelle-au-togo-le-diplome-doit-desormais-faire-ses-preuves-sur-le-marche-du-travail/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mines : à Yoto, le coût du calcaire se mesure aussi en terres agricoles</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/mines-a-yoto-le-cout-du-calcaire-se-mesure-aussi-en-terres-agricoles/</link>
					<comments>https://www.lacinquieme.tg/mines-a-yoto-le-cout-du-calcaire-se-mesure-aussi-en-terres-agricoles/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
		<category><![CDATA[calcaire]]></category>
		<category><![CDATA[terres agricoles]]></category>
		<category><![CDATA[Wacem]]></category>
		<category><![CDATA[Yoto]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.lacinquieme.tg/?p=58524</guid>

					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>À Tabligbo, la valeur d’une parcelle ne se trouve pas seulement dans son sous-sol. Elle se mesure aussi au maïs, au manioc, aux arbres et aux autres cultures que porte la terre avant l’arrivée des engins. L’indemnisation engagée cette semaine par Wacem auprès de six collectivités de Yoto remet ainsi en lumière une équation ancienne [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/mines-a-yoto-le-cout-du-calcaire-se-mesure-aussi-en-terres-agricoles/">Mines : à Yoto, le coût du calcaire se mesure aussi en terres agricoles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Tabligbo, la valeur d’une parcelle ne se trouve pas seulement dans son sous-sol. Elle se mesure aussi au maïs, au manioc, aux arbres et aux autres cultures que porte la terre avant l’arrivée des engins. L’indemnisation engagée cette semaine par Wacem auprès de six collectivités de Yoto remet ainsi en lumière une équation ancienne dans cette zone minière : faire cohabiter l’exploitation du calcaire et les usages agricoles des terres.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, 28,143 hectares intégrés aux nouvelles délimitations des domaines d’exploitation de West African Cement (Wacem) sont concernés. L’entreprise a mobilisé 71,04 millions de FCFA pour indemniser les propriétaires terriens avant une nouvelle période d’exploitation prévue sur cinq ans.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la répartition de cette enveloppe est plus révélatrice que son montant global. Les terrains eux-mêmes représentent 8,44 millions de FCFA, tandis que 62,6 millions compensent les cultures présentes sur les parcelles. Autrement dit,&nbsp;<strong>près de neuf francs sur dix versés correspondent à ce que la terre produisait déjà en surface</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sous le calcaire, une économie agricole</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette proportion replace l’indemnisation dans sa véritable dimension économique. Pour les propriétaires concernés, la mise à disposition d’une parcelle ne signifie pas uniquement renoncer temporairement à un espace foncier. Elle interrompt également une activité agricole et donc, potentiellement, des récoltes et des revenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est toute la particularité de Yoto, où agriculture et industrie extractive occupent un même territoire. Tabligbo constitue depuis plusieurs décennies l’un des principaux bassins calcaires du pays. Wacem y détient des droits d’exploitation à grande échelle et le calcaire extrait sert à la fabrication du clinker, matière première du ciment. Un décret de 2009 portant sur l’un de ses permis insistait déjà sur la nécessité de prendre en compte les problèmes liés à la coexistence entre l’entreprise et les populations de la zone minière.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’indemnisation réalisée lundi n’est d’ailleurs pas une première. En 2024, onze collectivités de Tabligbo et Kini Kondji avaient déjà été compensées pour des terres destinées à l’extraction pendant cinq ans. (<a href="https://mediatopnews.tg/?p=8489&amp;utm_source=chatgpt.com">Récépissé N°0026/12-2020/pl/P</a>) La répétition de ces opérations montre que la question foncière n’est pas périphérique à l’activité minière : elle accompagne directement son avancée sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cinq années d’exploitation, puis le retour de la terre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif retenu cette fois-ci prévoit la restitution des parcelles à leurs propriétaires après les cinq années d’exploitation. Cette temporalité donne à la relation entre mine et agriculture une dimension particulière : la terre change temporairement d’usage avant d’être appelée à retrouver une fonction entre les mains de ses propriétaires.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu ne s’arrête donc pas au paiement effectué en amont. Il concerne aussi l’état dans lequel ces superficies pourront être restituées et les possibilités réelles de reprise des activités qui y étaient exercées. Lors d’une précédente opération à Tabligbo, le remblaiement avant rétrocession avait notamment été présenté comme faisant partie du processus. (<a href="https://mediatopnews.tg/?p=8489&amp;utm_source=chatgpt.com">Récépissé N°0026/12-2020/pl/P</a>)</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cette durée que se joue une partie de l’acceptabilité locale de l’exploitation minière. L’indemnité compense une occupation et des pertes identifiées ; elle ne remplace pas durablement la fonction économique de la terre pour les familles qui en dépendent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Faire de l’indemnisation autre chose qu’un paiement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités locales ont insisté lundi sur la nécessité d’éviter que la répartition des sommes reçues ne provoque à son tour des différends entre bénéficiaires. Cette préoccupation rappelle que la compensation foncière comporte également une dimension sociale : identifier les ayants droit, préserver les intérêts des collectivités et maintenir le dialogue pendant toute la période d’exploitation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Yoto, la question dépasse ainsi les 71 millions de FCFA distribués cette semaine.&nbsp;<strong>L’enjeu est de savoir comment une richesse extraite du sous-sol peut progresser sans effacer la valeur économique et sociale de la terre située au-dessus.</strong>&nbsp;La part considérable accordée aux cultures dans les indemnisations rappelle précisément que, dans un territoire minier, le sol n’attend pas l’industrie pour produire de la richesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/mines-a-yoto-le-cout-du-calcaire-se-mesure-aussi-en-terres-agricoles/">Mines : à Yoto, le coût du calcaire se mesure aussi en terres agricoles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.lacinquieme.tg/mines-a-yoto-le-cout-du-calcaire-se-mesure-aussi-en-terres-agricoles/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tindjassi-Lao : là où la volonté communautaire s’arrête au bord de la route</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/tindjassi-lao-la-ou-la-volonte-communautaire-sarrete-au-bord-de-la-route/</link>
					<comments>https://www.lacinquieme.tg/tindjassi-lao-la-ou-la-volonte-communautaire-sarrete-au-bord-de-la-route/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Désenclavement]]></category>
		<category><![CDATA[routes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[Tindjassi-Lao]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.lacinquieme.tg/?p=58480</guid>

					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Chaque dimanche, Tindjassi-Lao balaie ses places et nettoie ses espaces communs. Une organisation devenue presque routinière dans ce village de la préfecture de Mô. Mais quelques mètres au-delà des maisons commence un problème que la seule mobilisation des habitants ne peut résoudre : celui de la route. Dans cette zone agricole de la région Centrale, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/tindjassi-lao-la-ou-la-volonte-communautaire-sarrete-au-bord-de-la-route/">Tindjassi-Lao : là où la volonté communautaire s’arrête au bord de la route</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chaque dimanche, Tindjassi-Lao balaie ses places et nettoie ses espaces communs. Une organisation devenue presque routinière dans ce village de la préfecture de Mô. Mais quelques mètres au-delà des maisons commence un problème que la seule mobilisation des habitants ne peut résoudre : celui de la route. Dans cette zone agricole de la région Centrale, l’enclavement rappelle ainsi la frontière entre ce qu’une communauté peut accomplir par elle-même et ce qui exige une infrastructure publique à son échelle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À&nbsp;<strong>Tindjassi-Lao</strong>, femmes et jeunes se retrouvent régulièrement pour les opérations de salubrité. Pendant ce temps, une partie des hommes rejoint les champs, souvent à pied ou à moto, par les pistes reliant le village aux espaces de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette organisation raconte un territoire actif plutôt qu’un village attendant passivement son développement. Mais elle fait aussi apparaître un paradoxe : on peut organiser collectivement la propreté d’une localité, entretenir ses espaces et produire dans ses champs ; il est beaucoup plus difficile de maîtriser ce qui se passe lorsque les récoltes doivent quitter le territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand 105 kilomètres deviennent une distance économique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre Bassar et Tindjassi, environ 105 kilomètres séparent les deux localités. Pourtant, le trajet peut prendre trois à quatre heures en voiture. Il faut compter au moins 4 000 FCFA pour effectuer le déplacement, tandis qu’une course à moto peut atteindre 10 000 à 12 000 FCFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La distance ne se mesure alors plus seulement en kilomètres. Elle se traduit en temps, en coût de transport et en difficultés d’accès aux marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier commercial lui-même finit par organiser les déplacements. Djarkpanga tient son marché le mercredi, Tindjassi-Lao le jeudi et Bassar le samedi. Faute de véhicules disponibles en permanence, ces journées deviennent aussi celles où les possibilités de déplacement augmentent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un territoire produisant notamment igname, maïs, arachide et sorgho, cette contrainte touche directement l’économie agricole. Produire davantage n’a de sens que si les récoltes peuvent être acheminées dans de bonnes conditions vers les lieux où elles seront vendues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est toute la différence entre&nbsp;<strong>une zone capable de produire et un territoire pleinement connecté à son marché</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les pistes ont changé la plaine, sans achever son désenclavement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La préfecture de Mô n’est pourtant pas restée en marge des investissements. Le Projet de développement rural intégré de la plaine de Mô a profondément renforcé les infrastructures locales. Environ 174 kilomètres de pistes rurales ont notamment été aménagés, auxquels se sont ajoutés des équipements agricoles, hydrauliques et marchands.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces réalisations ont amélioré les déplacements entre plusieurs villages et les centres de production. Elles ne règlent cependant pas entièrement la question de la connexion de la plaine aux grands axes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est désormais cette différence qui devient déterminante :&nbsp;<strong>une piste permet de circuler à l’intérieur d’un bassin agricole ; une liaison routière durable permet à ce bassin de s’insérer plus efficacement dans les circuits commerciaux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est suffisamment importante pour que le projet de bitumage de l’axe Bassar-Tindjassi soit encore présenté localement comme un levier attendu pour fluidifier la circulation et faciliter l’écoulement des productions agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le désenclavement comme infrastructure économique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réduire la question routière au confort des déplacements ferait donc manquer une partie essentielle de l’enjeu. Une route praticable en toute saison agit sur le prix du transport, la régularité des approvisionnements, l’arrivée des commerçants et la capacité des producteurs à choisir plus facilement où et quand vendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle agit aussi sur bien d’autres dimensions du quotidien : rejoindre un établissement scolaire, accéder à des soins, faire venir un service ou simplement circuler lorsque les conditions météorologiques se dégradent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tindjassi-Lao donne ainsi une autre lecture du désenclavement rural. Les habitants peuvent organiser leurs journées de salubrité, entretenir leur village et continuer à produire. Mais certaines étapes du développement dépassent nécessairement la somme des initiatives individuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La route en fait partie. Dans la plaine de Mô, le prochain saut ne consiste donc plus seulement à rapprocher les villages entre eux, mais à réduire la distance économique qui les sépare du reste du pays.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source</strong>&nbsp;: Agridigitale.net</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/tindjassi-lao-la-ou-la-volonte-communautaire-sarrete-au-bord-de-la-route/">Tindjassi-Lao : là où la volonté communautaire s’arrête au bord de la route</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.lacinquieme.tg/tindjassi-lao-la-ou-la-volonte-communautaire-sarrete-au-bord-de-la-route/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kenya : géant mondial du thé, Nairobi cherche désormais ses clients en Afrique</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/kenya-geant-mondial-du-the-nairobi-cherche-desormais-ses-clients-en-afrique/</link>
					<comments>https://www.lacinquieme.tg/kenya-geant-mondial-du-the-nairobi-cherche-desormais-ses-clients-en-afrique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.lacinquieme.tg/?p=58454</guid>

					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Puissance mondiale du thé, le Kenya veut davantage regarder vers son propre continent pour écouler sa production. Nairobi mise sur la ZLECAf pour diversifier ses débouchés, réduire son exposition aux marchés extérieurs et, surtout, vendre davantage de thé transformé. Une stratégie qui pose une question centrale : l’Afrique peut-elle devenir un véritable marché intérieur élargi [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/kenya-geant-mondial-du-the-nairobi-cherche-desormais-ses-clients-en-afrique/">Kenya : géant mondial du thé, Nairobi cherche désormais ses clients en Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Puissance mondiale du thé, le Kenya veut davantage regarder vers son propre continent pour écouler sa production. Nairobi mise sur la ZLECAf pour diversifier ses débouchés, réduire son exposition aux marchés extérieurs et, surtout, vendre davantage de thé transformé. Une stratégie qui pose une question centrale : l’Afrique peut-elle devenir un véritable marché intérieur élargi pour la filière kényane ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Kenya exporte son thé aux quatre coins du monde, mais cette réussite comporte une fragilité : une grande partie de la filière reste dépendante de marchés situés hors du continent. À Nairobi, le gouvernement veut désormais modifier progressivement cette géographie commerciale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la 7e Convention et Exposition africaines du thé, organisée du 16 au 18 septembre, la secrétaire principale au Commerce, Regina Ombam, a appelé à intensifier les échanges agricoles entre pays africains. Pour le thé kényan, la Zone de libre-échange continentale africaine&nbsp;<strong>(ZLECAf)</strong>&nbsp;apparaît comme l’un des principaux instruments de cette diversification.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Faire de l’Afrique un débouché plus important</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif dépasse la simple recherche de nouveaux acheteurs. Nairobi cherche à réduire les obstacles qui continuent de freiner le commerce à l’intérieur du continent : barrières commerciales, différences entre normes de qualité, infrastructures logistiques insuffisantes et réseaux de distribution encore fragmentés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La&nbsp;<strong>ZLECAf</strong>&nbsp;doit théoriquement faciliter cette circulation sur un marché continental beaucoup plus intégré. Le gouvernement kényan identifie d’ailleurs le thé, aux côtés de l’agro-industrie, du textile, des produits pharmaceutiques ou de l’horticulture, parmi les secteurs présentant un fort potentiel d’expansion dans ce nouvel espace commercial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la filière, cette diversification répond aussi à un impératif de sécurité économique. Une forte concentration des ventes sur quelques destinations rend producteurs et exportateurs vulnérables aux crises géopolitiques, aux variations de la demande ou aux perturbations logistiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le défi du thé vendu en vrac</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais conquérir davantage de marchés africains ne suffira pas à transformer l’économie du secteur. Le Kenya cherche également à modifier ce qu’il exporte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, seulement&nbsp;<strong>25,36 millions de kilos de thé kényan ont été exportés sous une forme à valeur ajoutée</strong>, soit environ&nbsp;<strong>4 % du volume total exporté</strong>. Cette catégorie comprend notamment les sachets, les emballages destinés directement au commerce de détail, les extraits et les thés instantanés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le reste demeure donc très largement dominé par un modèle dans lequel le thé quitte le pays avant une partie des opérations permettant de capter davantage de valeur : conditionnement, création de marques ou commercialisation de produits spécialisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nairobi tente de faire évoluer cette structure. La nouvelle politique de la filière prévoit notamment de soutenir le conditionnement local, les marques kényanes et les thés de spécialité. La taxe sur le thé entrée en vigueur en mai 2026 doit également financer la promotion commerciale, la recherche et les infrastructures, tandis que certains produits transformés bénéficient d’exemptions destinées à encourager la valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La ZLECAf comme laboratoire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique pourrait alors servir simultanément de débouché et de terrain de transformation du modèle kényan. Des marchés continentaux figurent déjà parmi les destinations du thé transformé : Soudan, Somalie, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Ghana ou Mali achètent notamment des produits à plus forte valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu consiste désormais à élargir cette présence. Cela suppose non seulement de réduire les barrières commerciales, mais aussi d’adapter les produits aux habitudes de consommation locales et de disposer de circuits capables de les acheminer à des coûts compétitifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Kenya,&nbsp;<strong>la bataille du thé africain ne se résume donc pas à vendre davantage de feuilles sur le continent</strong>. Elle consiste à utiliser le marché africain pour diversifier les risques, rapprocher les producteurs des consommateurs et conserver une part plus importante de la valeur créée entre la plantation et la tasse. La ZLECAf offre le cadre. Reste à transformer cette promesse commerciale en débouchés durables pour les producteurs kényans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources</strong>&nbsp;: Africa Tea Convention &amp; Exhibition ; Kenya State Department for Economic Planning ; Tea Board of Kenya ; Kenya News Agency.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/kenya-geant-mondial-du-the-nairobi-cherche-desormais-ses-clients-en-afrique/">Kenya : géant mondial du thé, Nairobi cherche désormais ses clients en Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.lacinquieme.tg/kenya-geant-mondial-du-the-nairobi-cherche-desormais-ses-clients-en-afrique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hydrogène vert : la Côte d’Ivoire veut savoir si elle peut en faire une véritable industrie</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/hydrogene-vert-la-cote-divoire-veut-savoir-si-elle-peut-en-faire-une-veritable-industrie/</link>
					<comments>https://www.lacinquieme.tg/hydrogene-vert-la-cote-divoire-veut-savoir-si-elle-peut-en-faire-une-veritable-industrie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.lacinquieme.tg/?p=58450</guid>

					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>La Côte d’Ivoire prépare sa stratégie nationale sur l’hydrogène vert. Derrière cette ambition énergétique se pose désormais une question beaucoup plus concrète : le pays dispose-t-il des ressources, des usages, des compétences et des conditions économiques permettant de transformer cette technologie en véritable filière industrielle ? Produire de l’hydrogène vert ne consiste pas seulement à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/hydrogene-vert-la-cote-divoire-veut-savoir-si-elle-peut-en-faire-une-veritable-industrie/">Hydrogène vert : la Côte d’Ivoire veut savoir si elle peut en faire une véritable industrie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Côte d’Ivoire prépare sa stratégie nationale sur l’hydrogène vert. Derrière cette ambition énergétique se pose désormais une question beaucoup plus concrète : le pays dispose-t-il des ressources, des usages, des compétences et des conditions économiques permettant de transformer cette technologie en véritable filière industrielle ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Produire de l’hydrogène vert ne consiste pas seulement à installer des électrolyseurs. Il faut disposer d’électricité renouvelable suffisamment abondante et compétitive, d’eau, d’infrastructures, de financements, de compétences techniques et surtout de débouchés capables de justifier les investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément sur ces paramètres que la Côte d’Ivoire veut désormais travailler. La stratégie nationale en préparation devra identifier les usages pertinents de l’hydrogène vert, mesurer leur viabilité et déterminer les conditions nécessaires au développement d’une filière nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Produire, mais pour quels usages ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’hydrogène vert est obtenu par électrolyse de l’eau à partir d’électricité renouvelable. Son intérêt réside notamment dans la possibilité de décarboner certaines activités industrielles difficiles à électrifier directement ou de produire des dérivés comme l’ammoniac.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais tous les usages ne présentent ni le même coût ni la même pertinence économique. La future stratégie ivoirienne devra donc établir des priorités plutôt que partir du principe qu’une industrie de l’hydrogène trouvera automatiquement son marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accès à une électricité renouvelable compétitive constituera l’un des principaux critères. La gestion durable de l’eau devra également être examinée, de même que les investissements, les infrastructures et le cadre réglementaire nécessaires. Ces questions figurent explicitement parmi les paramètres confiés au processus d’élaboration de la stratégie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une stratégie nationale dans un mouvement ouest-africain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La démarche ivoirienne ne part pas de zéro. La CEDEAO dispose déjà d’un cadre régional pour l’hydrogène vert, accompagné de stratégies et de plans d’action. Parmi les objectifs à court terme figure précisément la mise en place, dans les États membres, de politiques et de cadres institutionnels et réglementaires favorables à ces technologies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Côte d’Ivoire transpose désormais cette orientation à l’échelle nationale avec l’appui de WASCAL et de l’Allemagne. Le processus s’inscrit également dans le PND 2026-2030, qui fait de la transformation économique et de la mobilisation de l’investissement privé des axes importants. Le gouvernement prévoit d’ailleurs que 70,2 % des investissements du PND proviennent du secteur privé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette articulation est importante : une éventuelle filière hydrogène ne pourra probablement pas reposer uniquement sur les finances publiques. Pour attirer des capitaux privés, il faudra démontrer que les projets envisagés disposent d’électricité, d’infrastructures et surtout de marchés suffisamment solides.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Former avant de construire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Côte d’Ivoire cherche parallèlement à préparer les compétences nécessaires. WASCAL développe déjà en Afrique de l’Ouest des formations consacrées à l’énergie et à l’hydrogène vert, dont certaines impliquent l’Université Félix Houphouët-Boigny.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dimension évite de réduire la stratégie à une question d’équipements importés. Si une industrie apparaît, elle nécessitera des ingénieurs, chercheurs, techniciens et spécialistes capables de concevoir, exploiter et maintenir les installations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable enjeu commence donc avant la première unité industrielle.&nbsp;<strong>La Côte d’Ivoire doit d’abord déterminer où l’hydrogène vert possède une justification économique dans son propre système énergétique et productif.</strong>&nbsp;La stratégie nationale devra apporter cette réponse. C’est seulement ensuite que l’ambition pourra passer du potentiel technologique à une filière capable d’attirer les investissements et de créer de la valeur localement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources</strong>&nbsp;: Agence ivoirienne de presse ; WASCAL ; gouvernement de Côte d’Ivoire.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/hydrogene-vert-la-cote-divoire-veut-savoir-si-elle-peut-en-faire-une-veritable-industrie/">Hydrogène vert : la Côte d’Ivoire veut savoir si elle peut en faire une véritable industrie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.lacinquieme.tg/hydrogene-vert-la-cote-divoire-veut-savoir-si-elle-peut-en-faire-une-veritable-industrie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Syrie : la vie chère met la transition à l’épreuve  </title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/syrie-la-vie-chere-met-la-transition-a-lepreuve/</link>
					<comments>https://www.lacinquieme.tg/syrie-la-vie-chere-met-la-transition-a-lepreuve/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[carburants]]></category>
		<category><![CDATA[Crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<category><![CDATA[Transition politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.lacinquieme.tg/?p=58405</guid>

					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>La Syrie renoue progressivement avec les circuits financiers internationaux et tente de réunifier ses institutions. Mais la hausse brutale des carburants révèle une économie toujours incapable d’offrir des conditions de vie stables à une population massivement appauvrie. Cette tension devient aussi un enjeu politique pour les autorités de transition. Près de deux ans après la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/syrie-la-vie-chere-met-la-transition-a-lepreuve/">Syrie : la vie chère met la transition à l’épreuve  </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph">La Syrie renoue progressivement avec les circuits financiers internationaux et tente de réunifier ses institutions. Mais la hausse brutale des carburants révèle une économie toujours incapable d’offrir des conditions de vie stables à une population massivement appauvrie. Cette tension devient aussi un enjeu politique pour les autorités de transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de deux ans après la chute de Bachar Al-Assad, le pays donne plusieurs signes de normalisation. Les paiements par Visa et Mastercard ont repris, des millions de Syriens sont revenus et le processus d’intégration du Nord-Est aux institutions nationales progresse. Pourtant, la colère provoquée par les prix du carburant montre que ces changements restent encore éloignés des préoccupations quotidiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le carburant rallume la contestation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement a augmenté de 40 % le prix du diesel et de plus de 25 % celui de l’essence. Cette décision a déclenché les manifestations les plus importantes enregistrées depuis décembre 2024. Des protestataires ont bloqué plusieurs axes routiers, notamment entre Damas et Alep, tandis que des convois pétroliers ont été immobilisés dans le Nord-Est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impact dépasse largement les déplacements individuels. Le diesel alimente les machines agricoles, les pompes à eau, les boulangeries, une partie de la production électrique et les systèmes de chauffage. Son renchérissement risque donc d’alourdir les coûts de nombreux produits et services essentiels. Selon les estimations de l’ONU, environ 90 % des Syriens vivent sous le seuil de pauvreté. Le coût du panier minimum de dépenses a déjà progressé de 33 % depuis juin 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Devant le Conseil de sécurité, jeudi 17 septembre, l’envoyé spécial adjoint de l’ONU pour la Syrie, Claudio Cordone, a souligné que la reprise serait évaluée par la population à partir de résultats concrets : emplois, logements accessibles, nourriture, électricité et fonctionnement des services de base. La capacité des autorités à contenir la vie chère devient ainsi une composante centrale de leur crédibilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des retours fragilisés par le manque de services</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis décembre 2024, plus de deux millions de déplacés internes et 1,8 million de réfugiés sont rentrés volontairement, selon le chef des affaires humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher. Ce mouvement constitue l’un des principaux signes d’amélioration observés depuis la fin de l’ancien régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces retours restent toutefois précaires. Environ 5,5 millions de déplacés n’ont pas encore regagné leur foyer, dont près de 800 000 vivent dans des camps. Parmi les Syriens toujours installés à l’étranger, seuls 18 % envisagent un retour au cours des douze prochains mois. L’absence de logements, d’écoles, d’eau potable et de revenus durables pourrait empêcher les familles revenues de se réinstaller définitivement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La contamination par les mines et autres engins explosifs complique également la reconstruction. Depuis la chute du régime, ils ont tué 880 personnes, parmi lesquelles 269 enfants, et fait 1 616 blessés. La remise en activité des terres agricoles, des routes et des quartiers détruits dépend donc aussi des opérations de déminage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La réunification territoriale encore inachevée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan politique, la dissolution des Forces démocratiques syriennes à la fin du mois d’août et leur intégration dans l’armée représentent une étape importante. Mazloum Abdi, leur ancien commandant, est devenu conseiller présidentiel, tandis que l’unification des structures militaires, policières et administratives se poursuit dans la province de Hassaké.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des questions sensibles restent cependant ouvertes, notamment la place de la langue kurde, l’avenir des institutions locales et le statut des combattantes kurdes. Dans le Sud, la situation demeure également tendue. À Soueïda, des affrontements ont opposé le 1er septembre les forces de sécurité intérieure à la Garde nationale liée au cheikh Hikmat Al-Hijri. Le rétablissement de l’autorité de l’État dépendra donc autant des arrangements institutionnels que de la reconstruction de la confiance après les violences de juillet 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces divisions internes s’ajoutent les incursions israéliennes signalées par l’ONU dans le Sud syrien, notamment à Qouneitra et dans l’ouest de Deraa. Ces opérations, accompagnées de barrages, de perquisitions et de tirs d’artillerie, entretiennent une pression sécuritaire supplémentaire sur la transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une stabilité à construire dans le quotidien</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Syrie a franchi plusieurs étapes politiques et institutionnelles depuis décembre 2024. Mais la réunification des forces armées, le retour des réfugiés ou la réouverture économique ne suffiront pas si les ménages ne peuvent toujours pas se nourrir, se chauffer ou accéder aux services essentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La hausse des carburants place ainsi les autorités devant une épreuve immédiate. La consolidation de la transition dépend désormais de leur capacité à transformer les progrès diplomatiques et institutionnels en améliorations perceptibles. En Syrie, la stabilité se jouera aussi dans le prix du pain, l’accès à l’eau, le retour de l’électricité et la possibilité de vivre durablement dans les régions reconstruites.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source</strong>&nbsp;:&nbsp;<a href="https://news.un.org/fr/story/2026/09/1159490">ONU Info, « Syrie : la transition rattrapée par la crise économique », 17 septembre 2026</a>⁠</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/syrie-la-vie-chere-met-la-transition-a-lepreuve/">Syrie : la vie chère met la transition à l’épreuve  </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.lacinquieme.tg/syrie-la-vie-chere-met-la-transition-a-lepreuve/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Minéraux critiques : la souveraineté africaine commence après l’extraction </title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/mineraux-critiques-la-souverainete-africaine-commence-apres-lextraction/</link>
					<comments>https://www.lacinquieme.tg/mineraux-critiques-la-souverainete-africaine-commence-apres-lextraction/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 20:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.lacinquieme.tg/?p=58286</guid>

					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>L’Afrique possède une part décisive des minerais indispensables aux batteries, aux réseaux électriques, aux éoliennes et aux panneaux solaires. Cette richesse souterraine ne garantit pourtant ni industrialisation ni souveraineté économique. Tant que le continent exportera principalement des matières brutes pour importer ensuite les technologies qui en sont issues, la transition énergétique risque de reproduire un [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/mineraux-critiques-la-souverainete-africaine-commence-apres-lextraction/">Minéraux critiques : la souveraineté africaine commence après l’extraction </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique possède une part décisive des minerais indispensables aux batteries, aux réseaux électriques, aux éoliennes et aux panneaux solaires. Cette richesse souterraine ne garantit pourtant ni industrialisation ni souveraineté économique. Tant que le continent exportera principalement des matières brutes pour importer ensuite les technologies qui en sont issues, la transition énergétique risque de reproduire un ancien partage : l’extraction en Afrique, la valeur ajoutée ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un message publié lundi 14 septembre, ONU Info relaie l’alerte du Mécanisme d’experts des Nations Unies sur le droit au développement. Présentée au Conseil des droits de l’homme, l’étude appelle les pays producteurs à progresser dans le raffinage, la transformation et la fabrication, tout en remplaçant les transferts technologiques à sens unique par un véritable co-développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le vrai pouvoir se trouve après la mine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La demande mondiale de minéraux critiques pourrait presque tripler d’ici 2030 sous l’effet du développement des énergies renouvelables. Cette accélération place les producteurs de lithium, de cobalt, de cuivre, de nickel, de graphite ou de manganèse au centre d’une compétition industrielle et géopolitique de plus en plus vive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique abrite plus d’un cinquième des réserves mondiales de métaux nécessaires à cette transition. Selon le rapport, ses pays ne capteraient pourtant qu’environ 40 % des revenus potentiels associés à ces ressources. Le déséquilibre se prolonge jusque dans l’accès aux technologies : le continent ne représente qu’environ 1 % de la capacité photovoltaïque mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce contraste résume le piège. Les économies africaines fournissent une partie des matériaux qui rendent possible la décarbonation mondiale, tandis que le raffinage, la production de composants, la propriété intellectuelle et les emplois industriels qualifiés restent concentrés hors du continent. Une transition qui quitte l’Afrique sous forme de minerai et y revient sous forme d’équipement importé ne rompt pas la dépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le signal donné par le cobalt congolais</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La République démocratique du Congo offre l’exemple le plus frappant cité par les Nations Unies. En 2022, la transformation locale du cobalt aurait porté la valeur des exportations de 167 millions de dollars, soit environ 100 milliards de FCFA, pour le minerai non transformé, à 6 milliards de dollars, près de 3 600 milliards de FCFA. L’écart approche un facteur de 36.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chiffre ne mesure pas, à lui seul, la part des revenus réellement conservée dans l’économie congolaise, les emplois créés ou les bénéfices redistribués aux populations. Il révèle néanmoins l’ordre de grandeur de la valeur qui se construit après l’extraction. La question décisive n’est donc plus seulement de savoir qui possède le gisement, mais qui maîtrise les procédés, les usines, les compétences et les débouchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La souveraineté ne se décrète pas à la frontière</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Transformer davantage sur place ne peut se limiter à interdire l’exportation des minerais bruts. Sans électricité fiable, infrastructures logistiques, capitaux, laboratoires, ingénieurs et marchés suffisamment vastes, une restriction commerciale peut ralentir les exportations sans faire apparaître d’industrie locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté minière exige une politique plus complète. Les contrats doivent intégrer des obligations réalistes de transformation, de formation, de recherche et de recours aux fournisseurs locaux. Les partenariats technologiques doivent permettre une appropriation progressive des savoir-faire, plutôt qu’entretenir une dépendance permanente envers les fabricants étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie suppose aussi une capacité de négociation publique. Face à des groupes industriels et à des puissances qui cherchent à sécuriser leurs approvisionnements, un pays isolé dispose souvent d’une marge limitée. Une coordination africaine peut réduire la concurrence fiscale entre États, harmoniser les exigences environnementales et imposer un meilleur partage de la valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Construire une chaîne de valeur africaine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les pays ne pourront pas accueillir l’ensemble des étapes, de la mine à la batterie ou au panneau solaire. L’échelle régionale devient donc essentielle. Certains territoires peuvent se spécialiser dans le raffinage, d’autres dans les composants, l’assemblage, le recyclage ou les services technologiques. La Zone de libre-échange continentale africaine pourrait offrir le marché nécessaire à cette complémentarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’énergie constitue l’autre pièce centrale. Les unités de transformation sont fortement consommatrices d’électricité. Leur développement peut soutenir de nouveaux investissements dans les réseaux et les renouvelables, à condition que ces infrastructures servent également les ménages et les entreprises locales. Le paradoxe serait complet si l’Afrique fournissait les minerais de l’économie verte mondiale en laissant ses propres industries sans énergie suffisante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une transition juste jusque dans les territoires miniers</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport inscrit enfin la question dans le droit au développement. La transformation locale ne sera pas une victoire si elle repose sur la pollution, les déplacements forcés, des conditions de travail dangereuses ou l’exclusion des communautés riveraines. Les revenus, les risques environnementaux et les décisions relatives aux projets doivent être rendus transparents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté économique ne consiste pas à déplacer la rente d’entreprises étrangères vers un cercle restreint d’acteurs nationaux. Elle se mesure à la capacité de la richesse minière à financer l’emploi, l’électricité, l’éducation, les infrastructures et la diversification productive. Pour l’Afrique, l’enjeu n’est donc pas seulement de vendre plus cher ses minerais. Il est de faire de la mine le commencement d’une puissance industrielle, et non l’extrémité africaine de la chaîne de valeur des autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources :&nbsp;<a href="https://news.un.org/fr/story/2026/09/1159461">ONU Info, « Minéraux critiques : sortir les pays en développement du rôle d’exportateurs de matières premières »</a>⁠ ;&nbsp;<a href="https://docs.un.org/fr/A/HRC/63/39">Conseil des droits de l’homme, étude A/HRC/63/39 sur le financement climatique, la vulnérabilité et la responsabilité</a>⁠</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/mineraux-critiques-la-souverainete-africaine-commence-apres-lextraction/">Minéraux critiques : la souveraineté africaine commence après l’extraction </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.lacinquieme.tg/mineraux-critiques-la-souverainete-africaine-commence-apres-lextraction/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Migrations : 220 millions de personnes font vivre plus d’un milliard de proches</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/migrations-220-millions-de-personnes-font-vivre-plus-dun-milliard-de-proches/</link>
					<comments>https://www.lacinquieme.tg/migrations-220-millions-de-personnes-font-vivre-plus-dun-milliard-de-proches/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 20:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Société et identité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.lacinquieme.tg/?p=58241</guid>

					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Ils sont environ 220 millions à envoyer régulièrement une partie de leurs revenus au pays. À l’autre bout de la chaîne, 1,1 milliard de parents, enfants ou autres proches en dépendent. En 2025, ces transferts ont atteint 728,6 milliards de dollars, soit environ 407 000 milliards de FCFA, dans les pays à revenu faible ou [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/migrations-220-millions-de-personnes-font-vivre-plus-dun-milliard-de-proches/">Migrations : 220 millions de personnes font vivre plus d’un milliard de proches</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ils sont environ 220 millions à envoyer régulièrement une partie de leurs revenus au pays. À l’autre bout de la chaîne, 1,1 milliard de parents, enfants ou autres proches en dépendent. En 2025, ces transferts ont atteint 728,6 milliards de dollars, soit environ 407 000 milliards de FCFA, dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Derrière les débats sur les migrations apparaît ainsi une autre réalité : celle d’un gigantesque mécanisme familial de redistribution qui dépasse désormais largement l’aide internationale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un transfert de 300 ou 400 dollars, environ 168 000 à 224 000 FCFA, neuf ou dix fois dans l’année. Pris séparément, ces montants semblent relativement modestes. Additionnés à l’échelle mondiale, ils constituent l’un des principaux flux financiers vers les économies en développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un nouveau rapport du Fonds international de développement agricole (FIDA), les sommes envoyées par les migrants et les diasporas ont progressé de 94 % entre 2016 et 2025. Sur la même période, le nombre de migrants originaires des pays concernés n’a augmenté que de 28 %. Les migrants ne sont donc pas seulement plus nombreux à soutenir leurs familles : les montants transférés ont augmenté beaucoup plus rapidement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatre fois l’aide publique au développement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’échelle change complètement lorsqu’on compare ces flux aux circuits traditionnels du financement international. Les envois de fonds représentent désormais plus de quatre fois l’aide publique mondiale au développement. Ils dépassent également les investissements directs étrangers à destination des pays à revenu faible ou intermédiaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cet argent ne constitue ni une aide publique ni un programme de développement. Il provient directement du revenu des migrants. Environ les trois quarts servent aux dépenses essentielles des familles : alimentation, logement et services de base. Le reste finance notamment la santé, l’éducation, l’épargne, l’habitat ou de petites activités économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette économie familiale atteint jusque dans les campagnes. Près de 233 milliards de dollars, environ 130 000 milliards de FCFA, ont été dirigés vers les économies rurales en 2025. Les ménages bénéficiaires investissent par ailleurs quelque 22 milliards de dollars par an dans les systèmes agroalimentaires ruraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Afrique reçoit 124 milliards de dollars</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le poids de ces transferts est particulièrement important pour les économies en développement. L’Afrique a reçu 124,2 milliards de dollars en 2025, environ 69 400 milliards de FCFA, soit une progression de 86 % par rapport à 2016.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Asie-Pacifique reste toutefois la première destination mondiale, avec 384,9 milliards de dollars, représentant 53 % des flux. L’Amérique latine et les Caraïbes ont enregistré la progression la plus spectaculaire de la décennie : +132 %, pour atteindre 168,6 milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains pays, la dépendance est devenue considérable. Les envois de fonds représentaient en 2025 environ 30 % du PIB du Honduras, 28 % de celui du Salvador et 27 % de celui du Nicaragua.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette importance constitue aussi une fragilité. Une expulsion, une perte d’emploi ou un durcissement des politiques migratoires dans les pays d’accueil peut affecter non seulement le migrant concerné, mais également plusieurs personnes restées dans son pays d’origine. Pour l’instant, le FIDA n’observe cependant aucune diminution généralisée des transferts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Envoyer de l’argent coûte encore trop cher</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La numérisation commence à réduire une autre ponction : le coût du transfert lui-même. En 2025, une transaction entièrement numérique coûtait en moyenne 4,6 % du montant envoyé, contre 7,3 % pour les services non numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écart est considérable lorsque ces frais sont appliqués à des centaines de milliards de dollars. Pourtant, seulement 35 % des services étudiés permettaient encore une opération entièrement numérique, depuis l’expéditeur jusqu’au bénéficiaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FIDA plaide donc pour davantage de concurrence, de transparence et d’accès aux services financiers. Réduire de quelques points le coût des transferts signifie concrètement laisser davantage d’argent aux familles auxquelles il était destiné.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une solidarité privée qui ne peut remplacer l’État</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres révèlent finalement une contradiction. Les migrants constituent une source de financement extraordinairement résistante pour leurs pays d’origine, y compris lors des crises économiques, des catastrophes ou des chocs climatiques. Mais plus cette contribution devient importante, plus la tentation peut être grande de la considérer comme une composante ordinaire du financement du développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FIDA met précisément en garde contre cette confusion. Les 728,6 milliards de dollars envoyés en 2025 restent de l’argent privé, gagné par des individus et destiné d’abord à leurs familles. Ils ne peuvent remplacer les investissements publics, la protection sociale, l’aide humanitaire ou le financement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le chiffre de 1,1 milliard de bénéficiaires rappelle ainsi une dimension souvent moins visible des migrations : lorsqu’une personne part travailler à des milliers de kilomètres, son revenu ne change pas seulement sa propre existence. Une partie de ce qu’elle gagne continue de faire vivre, investir et parfois résister aux crises dans le pays qu’elle a quitté.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source :</strong>&nbsp;<a href="https://www.ifad.org/fr/">Fonds international de développement agricole (FIDA)</a>,&nbsp;<a href="https://news.un.org/fr/story/2026/09/1159465">rapport sur les envois de fonds, septembre 2026 ; ONU Info.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/migrations-220-millions-de-personnes-font-vivre-plus-dun-milliard-de-proches/">Migrations : 220 millions de personnes font vivre plus d’un milliard de proches</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.lacinquieme.tg/migrations-220-millions-de-personnes-font-vivre-plus-dun-milliard-de-proches/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>AES : après la bataille des ressources, celle de leur transformation</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/aes-apres-la-bataille-des-ressources-celle-de-leur-transformation/</link>
					<comments>https://www.lacinquieme.tg/aes-apres-la-bataille-des-ressources-celle-de-leur-transformation/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.lacinquieme.tg/?p=58233</guid>

					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Le Burkina Faso, le Mali et le Niger veulent désormais conserver davantage de valeur entre leurs frontières en transformant sur place minerais et hydrocarbures. Une ambition qui déplace le débat sur la souveraineté : contrôler le sous-sol ne suffit plus, encore faut-il disposer de l’énergie, des infrastructures, des capitaux et des capacités industrielles permettant de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/aes-apres-la-bataille-des-ressources-celle-de-leur-transformation/">AES : après la bataille des ressources, celle de leur transformation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Burkina Faso, le Mali et le Niger veulent désormais conserver davantage de valeur entre leurs frontières en transformant sur place minerais et hydrocarbures. Une ambition qui déplace le débat sur la souveraineté : contrôler le sous-sol ne suffit plus, encore faut-il disposer de l’énergie, des infrastructures, des capitaux et des capacités industrielles permettant de transformer ce qui en est extrait.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir placé la maîtrise des ressources naturelles au centre de leur discours économique, les trois États de l’Alliance des États du Sahel ouvrent un chantier autrement plus complexe : celui de leur transformation. Réunis lundi 14 septembre à Ouagadougou, leurs ministres chargés des Mines, de l’Énergie et des Hydrocarbures ont défendu une exploitation qui ne s’arrêterait plus à l’extraction et à l’exportation des matières premières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Burkina Faso et le Mali comptent parmi les producteurs africains d’or, tandis que le Niger dispose notamment d’uranium, de pétrole et de gaz. À l’échelle de l’AES s’ajoutent d’autres ressources, dont le lithium, le fer et le phosphate. Le problème n’est donc plus seulement de savoir ce que contient le sous-sol, mais quelle part de la valeur produite à partir de ces ressources peut réellement rester dans les économies sahéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La souveraineté se déplace vers l’usine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il ne s’agit pas seulement d’avoir des ressources minérales, mais surtout d’arriver à les transformer », a résumé le ministre malien des Mines, Amadou Keita. Cette formulation marque un déplacement important. La souveraineté minière peut se traduire par des réformes du code minier, une participation accrue de l’État ou une meilleure captation des recettes. La souveraineté industrielle exige davantage : des unités de traitement, des compétences techniques, une énergie disponible et des investissements capables de financer des installations lourdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément la faiblesse de la transformation locale que les organisateurs de la SAMAO identifient parmi les principaux défis du secteur extractif africain. La 8e Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest, organisée du 14 au 19 septembre à Ouagadougou parallèlement à la première Semaine de l’énergie, des mines et des hydrocarbures de l’AES, consacre une partie de ses travaux à la maîtrise des chaînes de valeur et à la valorisation locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Transformer suppose d’abord de pouvoir produire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambition rencontre toutefois une contrainte fondamentale : transformer davantage de matières premières exige beaucoup d’énergie, parfois en quantité considérable. Raffiner, traiter ou convertir un minerai ne répond pas aux mêmes exigences industrielles que son extraction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intégration des politiques minières et énergétiques devient dès lors stratégique. Une usine de transformation n’a d’intérêt économique que si elle peut fonctionner avec une alimentation énergétique suffisamment fiable, accéder aux infrastructures de transport et trouver des débouchés compétitifs. Les trois États avaient déjà engagé en août des discussions communes sur leurs politiques relatives aux mines, à l’énergie et aux hydrocarbures, avec l’objectif affiché de traduire cette coopération en résultats mesurables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question du financement reste tout aussi déterminante. Passer de l’extraction à une chaîne industrielle nécessite des capitaux importants, des technologies et des compétences que les États devront mobiliser auprès du secteur privé, de partenaires extérieurs ou à travers leurs propres instruments d’investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une chaîne de valeur à construire à trois</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La dimension nouvelle du projet réside aussi dans l’échelle confédérale. Pris séparément, le Burkina Faso, le Mali et le Niger disposent de ressources différentes. Pensées ensemble, celles-ci pourraient théoriquement favoriser des complémentarités entre production énergétique, exploitation minière, hydrocarbures et transformation industrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette logique suppose davantage qu’une déclaration commune. Elle exige des réglementations compatibles, des infrastructures transfrontalières, une circulation plus fluide des intrants et des produits, ainsi qu’une stratégie permettant de déterminer quelles transformations peuvent être économiquement réalisées dans l’espace AES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première SEMH-AES sert justement de cadre à cette volonté de rapprocher les politiques des trois pays. Pour le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, les ressources doivent devenir un levier de souveraineté, de développement et d’intégration régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De la richesse du sous-sol à celle de l’économie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable test viendra donc après les conférences. Extraire de l’or, de l’uranium, du lithium ou du pétrole donne accès à une ressource. Les transformer davantage sur place peut permettre de conserver une part supérieure de la valeur ajoutée, de développer des compétences et, selon les filières, de créer de nouveaux emplois industriels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à cette étape que l’ambition souverainiste de l’AES devra être évaluée.&nbsp;<strong>Après la bataille pour la maîtrise des ressources, commence celle, plus difficile, de la capacité à les transformer. Car la richesse d’un sous-sol ne devient une puissance économique que lorsqu’une économie parvient à construire suffisamment de valeur autour de ce qu’elle extrait.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources</strong>&nbsp;: Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) ; Service d’information du gouvernement du Burkina Faso ; ministère burkinabè de l’Énergie, des Mines et des Carrières ; déclarations des ministres de l’AES.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/aes-apres-la-bataille-des-ressources-celle-de-leur-transformation/">AES : après la bataille des ressources, celle de leur transformation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.lacinquieme.tg/aes-apres-la-bataille-des-ressources-celle-de-leur-transformation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
