Beaucoup endettés, certains pays africains pour s’en sortir, travaillent sur le projet de la “dette contre nature”. Aucun pays n’a encore été dévoilé, cependant selon l’agence Reuters, au moins cinq d’entre eux réfléchissent sur un dispositif commun.
Les échanges de dette contre nature consistent en la réduction de la dette d’un pays.
Le principe est simple, les obligations ou les prêts sont rachetés et remplacés par une dette moins chère. En contrepartie, le pays s’engage à investir une part des économies dégagées dans des projets de conservation.
L’avantage de le faire à plusieurs pays, ce serait notamment de surmonter les difficultés qui surviennent régulièrement quand il s’agit de protéger un écosystème commun à plusieurs États : sur les droits de pêche par exemple ou sur la répartition des coûts des efforts de protection de la nature. L’objectif étant aussi d’attirer des investisseurs.
Un tel accord, fourni par l’Union Internationale pour la Conservation de la nature à Reuters reste pour le moment flou, Des discussions sont également en cours avec des banques multilatérales de développement sur les garanties de crédit. Cela permettrait aux pays de bénéficier de taux d’intérếts plus bas sur ces nouvelles obligations « pour la nature ».
Le programme, existant depuis 1984, par le biais du Fond Mondial pour la Nature (WWF), a été mis en pratique dans certains pays dont la Bolivie, les Philippines, l’Equateur, la Zambie.
Selon le site du FAO, l’accord bolivien a été très controversé en plus du manque de participation de la part de plusieurs organisations boliviennes.
Du côté zambien, une mauvaise planification et la dévaluation rapide du kwacha zambien ont contraint le WWF à beaucoup dépenser en monnaie locale de l’échange, en moins d’un an. Cela a grandement réduit l’impact qu’aurait dû avoir cet accord sur la conservation.
La Rédaction

