Donald Trump a officiellement prêté serment ce 20 janvier, devenant le 47e président des États-Unis. Ce retour historique, après un premier mandat controversé, ouvre la voie à une présidence qui s’annonce polarisante et riche en décisions audacieuses.
Une investiture marquée par l’histoire
Sur les marches du Capitole, Donald Trump est entré dans l’histoire en devenant le premier président à revenir après une condamnation pénale, et le second, après Grover Cleveland, à effectuer des mandats non consécutifs. Devant un parterre de figures politiques et économiques influentes, il a prononcé son serment, jurant de “sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis”.
Dans un discours résolument nationaliste, il a promis : “L’âge d’or de l’Amérique commence dès aujourd’hui. Je vais toujours faire passer l’Amérique en premier.” Ce message, applaudi par ses partisans, laisse entrevoir une gouvernance axée sur le protectionnisme et les réformes radicales.
Des décrets pour marquer un tournant
Quelques heures après son investiture, Donald Trump prévoit de signer une série de décrets exécutifs illustrant ses priorités politiques :
• Fin du droit du sol, mettant un terme à la citoyenneté automatique pour les enfants nés sur le sol américain de parents étrangers.
• Durcissement des politiques migratoires, avec la reprise de la construction du mur à la frontière Sud et l’arrêt de la politique de “catch and release”.
• Suppression des initiatives fédérales sur la diversité, avec une reconnaissance stricte des sexes comme “homme” et “femme”.
• Relance économique, via une augmentation de la production énergétique et la création d’un Département de l’efficacité gouvernementale pour réduire le gaspillage administratif.
Ces mesures, déjà critiquées par les défenseurs des droits civiques, devraient susciter d’intenses débats et des batailles juridiques.
Une cérémonie sous haute sécurité
La cérémonie s’est déroulée dans la Capital One Arena, à Washington, en raison des températures glaciales et des mesures de sécurité renforcées. Près de 25 000 agents ont été mobilisés, avec des drones et des snipers déployés pour assurer la protection des invités.
Parmi les personnalités présentes figuraient des leaders d’extrême droite comme Giorgia Meloni et Marion Maréchal, ainsi que des géants de la tech tels qu’Elon Musk, Jeff Bezos et Mark Zuckerberg, reflétant l’étendue des soutiens de Trump.
Le dernier acte de Biden
Avant de quitter ses fonctions, Joe Biden a annoncé une série de grâces préventives pour des membres de sa famille. Ce geste, destiné à les protéger contre de potentielles poursuites pour des délits non violents, a été justifié par la volonté de prévenir des attaques politiques à venir.
Un mandat qui s’annonce mouvementé
Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche marque un tournant historique et controversé. Face à une opposition déterminée et des attentes élevées de ses partisans, son mandat s’annonce comme l’un des plus tumultueux de l’histoire récente des États-Unis.
La Rédaction

