À Riyad, Donald Trump privilégie les affaires aux relations internationales. Sa tournée au Moyen-Orient, qui débute ce 13 mai, n’a rien d’une mission diplomatique classique. Avions de luxe, centrales nucléaires, ventes d’armes massives : l’ex-président des États-Unis revient sur la scène internationale avec un agenda résolument tourné vers le business.
Selon The New York Times, Trump aurait fixé à ses conseillers un objectif ambitieux : signer pour plus de 1 000 milliards de dollars de “deals” dans la région. Une stratégie qui tranche avec celle de ses prédécesseurs, généralement focalisés sur la paix au Proche-Orient, la sécurité régionale ou les négociations nucléaires.
Quand Trump confond présidence et patrimoine personnel
Le voyage intrigue autant qu’il inquiète. Parmi les rumeurs qui circulent, celle d’un avion ultra-luxueux offert par le Qatar, qui pourrait servir d’Air Force One pendant son mandat et revenir ensuite dans son giron personnel. Une nouvelle illustration de ce que certains décrivent comme une confusion constante entre fonctions officielles et intérêts privés.
Ce programme, largement centré sur l’Arabie saoudite et les Émirats, écarte délibérément Israël et la guerre à Gaza, pourtant au cœur de l’actualité régionale. Le dossier du nucléaire iranien est, lui aussi, relégué à l’arrière-plan.
Un retour sur la scène mondiale sous le signe du profit
Depuis sa première présidence, Donald Trump a fait de la politique étrangère une extension de son empire économique. Avec cette tournée, il envoie un message clair : son retour sur la scène internationale ne sera pas celui d’un homme d’État traditionnel, mais d’un deal-maker, pour qui les milliards priment sur la diplomatie.
Dans un contexte géopolitique tendu, cette approche soulève des inquiétudes. Les États du Golfe, eux, voient dans Trump un partenaire pragmatique, peu regardant sur les droits humains, mais prêt à monnayer son influence pour des contrats gigantesques. Une perspective qui pourrait redessiner les équilibres dans la région – au profit du business, et au détriment de la stabilité.
La Rédaction

