Au-delà du bilan annuel du Comité de concertation État-secteur privé (CCESP), les échanges entre les autorités et les représentants des entreprises ont mis en lumière une priorité commune : accélérer les réformes pour renforcer l’environnement des affaires et soutenir une croissance portée par l’investissement privé. Les acteurs économiques ont salué les avancées enregistrées tout en appelant à une mise en œuvre plus rapide de plusieurs chantiers jugés essentiels.
Un dialogue présenté comme un levier de transformation économique
Le Comité de concertation État-secteur privé a réuni les principaux responsables gouvernementaux et les représentants du monde des affaires autour d’un objectif partagé : faire du dialogue un outil d’accompagnement des réformes économiques.
À cette occasion, les participants ont passé en revue les activités conduites au cours de l’année 2025, examiné l’évolution de la conjoncture économique nationale et échangé sur les défis liés aux évaluations environnementales et aux enjeux climatiques, désormais considérés comme des paramètres majeurs de l’attractivité économique.
Pour les autorités, ce cadre de concertation demeure un espace privilégié pour rapprocher les politiques publiques des réalités du terrain et améliorer la compétitivité de l’économie togolaise.
Des indicateurs économiques orientés positivement
Les données présentées au cours des travaux témoignent d’une évolution favorable de plusieurs indicateurs macroéconomiques. Les ressources totales de l’État affichent une progression de 2,4 %, tandis que les dépenses publiques enregistrent une diminution de 2 %. Les performances du trafic aéroportuaire ainsi que la progression des exportations et des importations traduisent également une dynamique d’activité jugée encourageante.
Ces résultats confortent la volonté des pouvoirs publics de poursuivre les réformes engagées afin de consolider la croissance et d’améliorer davantage le climat des affaires.
Le secteur privé salue les avancées mais attend des mesures concrètes
Les représentants des entreprises ont reconnu les progrès réalisés ces dernières années grâce au dialogue institutionnel instauré avec l’État. Ils ont notamment relevé les concertations organisées autour de la préparation de la loi de finances, le développement du dialogue fiscal de proximité, les échanges avec les administrations publiques ainsi que la création de cadres régionaux de concertation.
Pour le patronat, ces mécanismes ont permis une meilleure prise en compte des préoccupations du secteur privé dans l’élaboration de plusieurs réformes économiques.
Toutefois, les opérateurs économiques estiment que plusieurs dossiers structurants nécessitent désormais une accélération. Ils plaident notamment pour la mise en place des commissions de recours, un règlement plus rapide de la dette intérieure ainsi que des solutions à la hausse des coûts de location des terrains dans la zone portuaire de Lomé.
Une croissance appelée à s’appuyer davantage sur l’initiative privée
Le ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, a réaffirmé que le secteur privé occupe une place centrale dans la stratégie de développement du pays. S’appuyant sur la vision portée par le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, il a rappelé que la coopération entre l’État et les entreprises constitue un levier indispensable pour bâtir une croissance durable, inclusive et créatrice d’emplois.
Cette orientation traduit la volonté des autorités de renforcer le rôle des investisseurs privés dans la transformation économique du pays, tout en consolidant un cadre de concertation destiné à accompagner les réformes.
Un partenariat appelé à se renforcer
À l’issue des échanges, les deux parties ont affiché leur volonté de poursuivre un dialogue régulier afin de lever les contraintes qui freinent encore l’activité économique. Pour les entreprises comme pour les pouvoirs publics, la consolidation de ce partenariat apparaît comme un facteur déterminant pour améliorer la compétitivité du Togo et soutenir la dynamique de croissance engagée.
La Rédaction

