Entre septembre et novembre, le sud du Togo devrait connaître une petite saison des pluies globalement normale à tendance excédentaire. Une perspective plutôt favorable pour l’agriculture, mais qui ne garantit pas une répartition régulière des précipitations. Pour les producteurs, l’enjeu sera donc moins de compter sur la quantité totale de pluie que de choisir le bon moment pour semer.
Selon les prévisions saisonnières de l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET), la zone bimodale du pays devrait connaître un démarrage tardif à normal de la saison agricole. Dans les régions Maritime et des Plateaux, la fin de la première saison agricole devrait, elle, intervenir dans des délais considérés comme normaux.
Mais le début de la petite saison pourrait être marqué par de longues séquences sèches. Ce contraste entre des cumuls pluviométriques satisfaisants sur l’ensemble de la période et des pauses prolongées dans les précipitations constitue l’un des principaux points de vigilance.
Une bonne saison ne se résume pas au volume de pluie
Pour un producteur, quelques premières averses ne signifient pas nécessairement que la saison s’est durablement installée. Un semis effectué trop tôt peut être fragilisé si une période sèche prolongée survient juste après la germination.
C’est pourquoi l’ANAMET recommande d’anticiper la préparation des sols, tout en procédant aux semis après l’arrivée de pluies jugées suffisamment utiles. Le recours à des variétés à cycle court et plus résistantes aux contraintes hydriques figure également parmi les options préconisées.
La prévision météorologique prend ainsi une place de plus en plus importante dans la conduite des exploitations. Elle ne sert plus seulement à anticiper le temps du lendemain, mais devient un outil de décision pour ajuster les calendriers agricoles, les semis et la gestion de l’eau.
Suivre le rythme des pluies, pas seulement leur quantité
Sur le plan hydrologique, les écoulements devraient rester globalement normaux dans les bassins du sud, tandis qu’une tendance excédentaire est annoncée dans l’extrême nord-ouest du bassin de l’Oti.
Des précipitations abondantes peuvent soutenir les cultures et les réserves en eau, mais elles peuvent aussi accentuer localement les risques d’inondation. L’ANAMET recommande à ce titre d’éviter l’occupation des zones exposées, aussi bien pour les habitations que pour les activités agricoles.
L’agence insiste également sur la nécessité de suivre régulièrement les prévisions quotidiennes et intra-saisonnières. Car entre une tendance établie sur plusieurs mois et la réalité observée semaine après semaine, les producteurs devront continuer à ajuster leurs décisions.
Pour l’agriculture du sud du Togo, cette petite saison ne se jouera donc pas uniquement sur la quantité d’eau tombée du ciel. Son bénéfice dépendra aussi de la capacité à lire le rythme des pluies et à intervenir au moment le plus favorable.
La Rédaction

