Vladmir Poutine est actuellement en visite à Mongolie, et en théorie, il pourrait être arrêté. Depuis mars 2023, le président russe fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale. Celle-ci l’accuse de « crime de guerre » pour la déportation d’enfants ukrainiens vers la Russie, et comme la Mongolie fait partie des États membres de la CPI, elle est censée arrêter Vladmir Poutine.
La veille de l’arrivée du président russe, une manifestation a eu lieu à Oulan-Bator, la capitale de la Mongolie pour demander son arrestation. Mais dans les faits, il y a très peu de risques que cela arrive. D’ailleurs, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a semblé très rassurant « Non, aucune inquiétude à ce sujet. Nous avons un excellent dialogue avec nos amis mongols ». La semaine dernière, la Cour Pénale Internationale a rappelé que la Mongolie avait « l’obligation de coopérer ». Mais le président russe a finalement été accueilli en grande pompe à Oulan-Bator ce 2 septembre.
La Russie a de nombreux intérêts économiques avec la Mongolie. Notamment le projet de construction d’un gazoduc qui permettrait de fournir du gaz russe à la Chine en passant par la Mongolie. « Les relations avec la Mongolie comptent parmi les priorités de notre politique étrangère en Asie » le Président Poutine.
La Mongolie souhaite quant à elle conserver de bons rapports avec son puissant voisin, quitte en enfreindre les règles de la Cour Pénale Internationale. Cette visite est la preuve de l’impuissance de la CPI qui ne juge que des dirigeants des pays du tiers monde.
La Rédaction

