Du 2 au 7 décembre 2024, la 23ème session de l’Assemblée des États Parties de la Cour Pénale Internationale (CPI) se déroule à La Haye, aux Pays-Bas. Les sujets à l’ordre du jour incluent les menaces contre la Cour, l’arrestation des fugitifs et le vote du budget pour 2025.
Les tensions sont fortes en raison des mandats d’arrêt récents de la CPI contre Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, et Yoav Gallant, son ancien ministre de la Défense. Ces mandats sont le résultat d’une enquête sur la situation en Palestine et ont entraîné des réactions de certains pays occidentaux qui menacent de sanctionner les responsables de la CPI et ceux qui collaborent avec elle. Des pays comme les États-Unis ont exprimé leur désaccord avec ces mandats. Human Rights Watch a demandé aux États parties de soutenir la CPI face aux tentatives de l’affaiblir. L’organisation souligne que ces mandats, qu’ils concernent des dirigeants israéliens ou d’autres personnalités comme Vladimir Poutine, montrent que personne n’est au-dessus de la loi.
L’Assemblée abordera les menaces contre la Cour, en parlant des pressions politiques et juridiques auxquelles elle fait face. Ensuite, il sera question de l’arrestation des fugitifs pour évaluer les efforts d’exécution des mandats d’arrêt et améliorer la coopération entre États. Enfin, le vote du budget pour 2025 permettra de déterminer le financement nécessaire aux opérations de la CPI. Deux cent deux millions d’euros, c’est ce que demande la Cour aux États parties.
Les décisions prises pourraient influencer le travail de la CPI et sa crédibilité dans le monde.
La Rédaction

