Lomé accueille du 14 au 17 avril la 18ᵉ réunion bilan du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA). Une rencontre stratégique pour une filière confrontée à des défis structurels, entre impératif de productivité, adaptation climatique et regain de compétitivité.
Une concertation régionale au cœur des enjeux agricoles
La capitale togolaise réunit durant quatre jours les principaux acteurs de la filière cotonnière africaine dans le cadre du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique. Sont attendus des représentants des sociétés cotonnières, des organisations de producteurs, des instituts de recherche ainsi que des partenaires techniques, notamment issus du secteur agro-pharmaceutique.
Huit pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre sont concernés par ces travaux : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, le Tchad et le Togo.
Évaluer pour mieux réorienter la production
Au centre des discussions figure l’analyse des résultats de la campagne cotonnière 2025-2026. L’objectif est de dresser un état des lieux précis des performances enregistrées, tout en identifiant les contraintes qui pèsent sur la production.
Au-delà du bilan, les participants devront dégager des pistes concrètes pour améliorer la productivité et renforcer la compétitivité du coton africain sur les marchés.
Des défis techniques et climatiques persistants
Les échanges porteront notamment sur les approches de gestion intégrée de la production. Plusieurs problématiques structurantes seront abordées, notamment la lutte contre les ravageurs, la gestion de la fertilité des sols et le développement de variétés plus résilientes face aux aléas climatiques.
Ces enjeux techniques s’inscrivent dans un contexte de mutation du secteur agricole, où la durabilité et l’adaptation deviennent des impératifs.
Une filière sous pression, notamment au Togo
Au Togo, la filière cotonnière traverse depuis quelques années une phase de fragilisation, marquée par des performances en deçà des attentes. Dans ce contexte, la rencontre de Lomé revêt une importance particulière pour les producteurs locaux, à la recherche de solutions opérationnelles pour relancer l’activité.
L’amélioration des rendements, la maîtrise des coûts de production et l’accès à des intrants adaptés figurent parmi les priorités.
Vers une relance durable de la filière
Au terme des assises, les recommandations attendues devront permettre de poser les bases d’une relance durable du coton africain. L’enjeu est de renforcer la résilience de la filière tout en améliorant sa rentabilité.
Dans un environnement agricole de plus en plus concurrentiel, la capacité des pays producteurs à moderniser leurs pratiques et à mutualiser leurs efforts apparaît comme un levier déterminant pour redynamiser le secteur.
La Rédaction

