Récemment, après les dramatiques événements de Solenzo, le gouvernement burkinabè a lancé un appel pressant à la cessation immédiate des hostilités et à la dépose des armes par les groupes terroristes. Dans une déclaration forte, Gilbert Ouédraogo, porte-parole du gouvernement, a affirmé : “Nous ne pouvons plus accepter de nouvelles victimes. Le Burkina Faso a besoin de paix pour se reconstruire et se développer”. Cet appel à la réconciliation intervient alors que le pays traverse une crise profonde, exacerbée par des violences djihadistes.
Le gouvernement burkinabè réagit vigoureusement aux accusations qui ont circulé après les événements de début mars 2025 dans la région de la Boucle du Mouhoun. En réponse aux informations erronées circulant dans certains médias, M. Ouédraogo a précisé que les accusations selon lesquelles l’armée burkinabè aurait exterminé 305 personnes sont totalement fausses, ajoutant : “Ceux qui propagent de telles fausses nouvelles cherchent à semer la discorde et à manipuler l’opinion”.
Appelant la population à se tourner uniquement vers les sources médiatiques fiables, il a mis en garde ceux qui tenteraient de déstabiliser le moral des forces de défense et de sécurité : “Ils échoueront, car notre travail est fait avec professionnalisme et dans le respect des droits humains”. Mais il a également averti que ceux qui choisiraient la voie de la violence devront faire face à une riposte sans merci.
Samedi, le gouvernement a annoncé le sauvetage de plus de 300 civils, dont des enfants, des femmes et des personnes âgées, retenus en captivité par des terroristes dans une forêt, utilisés comme boucliers humains.
Le Burkina Faso, en guerre contre des groupes djihadistes depuis 2015, voit la situation se détériorer de plus en plus, à l’instar de ses voisins, le Mali et le Niger. Cette insurrection a provoqué des milliers de morts et des millions de déplacés, et a contribué à deux coups d’État en 2022. Selon l’Indice global du terrorisme, le Burkina Faso est devenu l’un des pays les plus touchés par le terrorisme dans la région.
La Rédaction

