La Côte d’Ivoire marque une étape importante dans la lutte contre l’insécurité routière avec l’introduction d’un dispositif numérique avancé. Ce projet novateur, réalisé en partenariat avec Quipux Afrique et la société belge Maca Mobility, vise à moderniser la surveillance des infractions routières et à réduire considérablement les accidents de la circulation.
La gendarmerie nationale a ainsi reçu un lot d’équipements modernes : des caméras intelligentes, des radars fixes et mobiles, des terminaux électroniques de verbalisation, ainsi que des logiciels spécialisés. Ces outils, remis officiellement au commandement supérieur de la gendarmerie à Abidjan, sont conçus pour automatiser la collecte et le traitement des infractions, facilitant le déploiement d’unités mobiles de contrôle.
Un projet aux ambitions nationales
Selon Ibrahima Koné, directeur général de Quipux Afrique, ce programme de surveillance intelligente constitue une première étape vers un déploiement à l’échelle nationale. Il inclut la création d’un centre principal de coordination, épaulé par un data center destiné à couvrir les axes routiers secondaires. Des centres régionaux de contrôle tactique et des fourrières décentralisées seront également aménagés pour renforcer l’efficacité du dispositif.
Le projet vise aussi à surveiller les zones accidentogènes non encore équipées de systèmes de vidéo-verbalisation. Grâce à l’exploitation de données statistiques fiables, les autorités pourront mieux cibler les comportements à risque et optimiser les opérations de contrôle.
Un partenariat technologique au service de la prévention
Carole Van Eyll, ambassadrice de Belgique en Côte d’Ivoire, a salué cette initiative, qui s’inscrit dans l’objectif du gouvernement ivoirien de réduire de 50 % les victimes de la route d’ici 2030. La collaboration entre Maca Mobility et Quipux Afrique, entamée il y a quatre ans, a permis de développer des caméras dotées d’intelligence artificielle, capables de détecter divers types d’infractions, comme les excès de vitesse, l’alcoolémie et le stationnement dangereux.
La verbalisation électronique s’inscrit ainsi dans une démarche globale d’amélioration de la mobilité et de protection des vies humaines. Coné Dioman, représentant le ministre des Transports, a souligné l’importance de ce projet dans la promotion d’une culture de responsabilité sur les routes ivoiriennes.
Renforcement des capacités sécuritaires
Jean-Paul Malan, représentant le ministre de la Défense, a insisté sur l’impact de ce projet dans le contexte sécuritaire ivoirien. Face aux défis tels que le terrorisme et l’insécurité routière, ces équipements modernisent les interventions de la gendarmerie nationale et offrent des outils adaptés pour répondre aux urgences quotidiennes.
Pour consolider le projet, une mission d’échange a été organisée en Belgique en début d’année, permettant aux responsables ivoiriens de s’inspirer des meilleures pratiques européennes en matière de gestion des infractions routières.
En alliant technologie de pointe et stratégie préventive, la Côte d’Ivoire ambitionne de transformer durablement le secteur des transports, tout en sauvant des vies sur ses routes.
La Rédaction

