À quelques heures du 65e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, Bouaké, ville hôte des festivités, arbore les couleurs nationales avec éclat. La deuxième ville du pays est en pleine effervescence, prête à accueillir ce jeudi 7 août 2025 une célébration à la fois populaire, solennelle et hautement diplomatique.
Une ville entièrement parée
Dans les rues, sur les façades, les vitrines et les ponts, le vert, le blanc et l’orange s’affichent fièrement. À Koumassi comme à Cocody, de Yopougon à Treichville, les Ivoiriens ressentent une atmosphère inhabituelle, presque magique. « Cette année, c’est vraiment spécial. On sent qu’il y a une volonté de faire les choses bien », témoigne Mme Jeanne Ehoussou, habitante de Koumassi.
Le boulevard Félix Houphouët-Boigny, ex-Valéry Giscard d’Estaing, en est un exemple éclatant. Des drapeaux bordent les trottoirs, les lampadaires scintillent de guirlandes lumineuses, et les marchés, comme celui d’Adjamé, vibrent au rythme des préparatifs. Fanions suspendus, pagnes nationaux portés avec fierté, décorations improvisées : la ville vit au rythme de la fête.
Un programme chargé et symbolique
Le point culminant de cette journée historique sera bien sûr le défilé militaire, prévu au centre-ville de Bouaké. Mais dès la veille, le mercredi 6 août, les festivités démarrent avec la coupe Félix Houphouët-Boigny au stade de la Paix, suivie d’un concert géant sur la place de la Paix, dans le quartier Air France.
Le gouvernement mise sur une célébration à la hauteur de l’histoire du pays. Ce 65e anniversaire s’inscrit aussi dans une logique de réconciliation nationale, avec une volonté affichée de redynamiser Bouaké, ancien épicentre de la crise politico-militaire.
Une scène diplomatique de haut niveau
La célébration ne se veut pas qu’ivoirienne. Plusieurs chefs d’État africains sont attendus aux côtés du président Alassane Ouattara, notamment Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon, Mamadi Doumbouya de Guinée, et John Dramani Mahama du Ghana.
Cette présence marque une volonté d’intégration régionale et rappelle le rôle diplomatique que joue Abidjan en Afrique de l’Ouest et au-delà.
La Rédaction

