Demain, la planète tournera ses yeux vers Belém, au Brésil, où s’ouvrira la trentième Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30). Du 10 au 21 novembre 2025, la capitale de l’État du Pará accueillera dirigeants, experts, ONG et représentants religieux venus de tous horizons pour tenter de redéfinir les engagements climatiques mondiaux.
L’Amazonie, cœur battant de la planète et de la COP30
C’est la première fois qu’une COP se tient au cœur de l’Amazonie, symbole universel de la biodiversité et de la lutte contre le réchauffement climatique. Belém, ville-pont entre les peuples et les forêts, se transforme pour deux semaines en capitale mondiale du climat.
Le choix du Brésil n’est pas anodin : il incarne à la fois l’urgence écologique et l’espoir d’une justice climatique mondiale.
Le président Luiz Inácio Lula da Silva souhaite faire de cette édition un tournant historique. Il veut replacer les pays du Sud au centre des négociations et rappeler que « la transition écologique ne peut être un privilège, mais un droit universel ». L’Amazonie, souvent qualifiée de « poumon du monde », sera au cœur des discussions, tout comme le financement des politiques climatiques pour les nations les plus vulnérables.
Des attentes immenses pour un nouveau pacte climatique
Après les promesses inabouties de la COP28 à Dubaï et les avancées timides de la COP29 à Bakou, cette nouvelle édition suscite de fortes attentes. Les négociations porteront notamment sur :
– la réduction accélérée des émissions de gaz à effet de serre,
– la sortie programmée des énergies fossiles,
– et la création d’un fonds d’adaptation climatique destiné aux pays les plus exposés.
L’objectif : refonder la diplomatie climatique autour de principes d’équité, de transparence et de responsabilité partagée.
Le message du pape Léon XIV : “Si tu veux construire la paix, protège la Création”

Dès les premières interventions, la voix du Vatican s’est faite entendre. Par la voix du cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, le pape Léon XIV a adressé un appel solennel aux dirigeants du monde :
« Si tu veux construire la paix, protège la Création. »
Dans ce message lu à la tribune onusienne, le souverain pontife a relié écologie, paix et dignité humaine, rappelant que la guerre contre la nature est aussi une guerre contre l’humanité. Il a dénoncé « l’égoïsme collectif » et « la myopie politique » qui freinent l’action internationale, appelant à un multilatéralisme renouvelé, fondé sur le bien commun et la solidarité planétaire.
Son intervention, à la veille du dixième anniversaire de l’Accord de Paris et de l’encyclique Laudato si’, a réaffirmé que la crise écologique est avant tout une crise morale.
Belém, capitale de l’espérance écologique
Dans une ville bouillonnante d’activité, où se croisent délégations officielles, jeunes militants, peuples autochtones et chercheurs, la COP30 s’annonce comme une rencontre déterminante entre science, politique et éthique.
L’Amazonie, à la fois sanctuaire du vivant et miroir des excès humains, devient le symbole d’une humanité à la croisée des chemins.
Pour beaucoup, cette COP sera l’occasion de passer de la parole aux actes, d’adopter des engagements concrets et contraignants, et de replacer la justice climatique au cœur de la gouvernance mondiale.
Demain, à Belém, le monde entier entre dans une nouvelle ère du climat.
La Rédaction

