Le président congolais évoque son rôle dans la stabilité et le développement national
À quelques jours de l’élection présidentielle du 15 mars, le président Denis Sassou Nguesso s’exprime sur son avenir politique et sur la trajectoire du Congo, un pays riche en pétrole mais marqué par des inégalités persistantes. À 82 ans, le chef de l’État assure qu’il ne restera pas « éternellement au pouvoir », tout en refusant de désigner un successeur précis.
Selon lui, la longévité des dirigeants contribue à la stabilité, un facteur crucial pour un pays où près de la moitié de la population ne maîtrise pas la lecture et l’écriture. Sassou Nguesso souligne que la croissance économique et le développement reposent sur un équilibre entre continuité politique et réformes sociales. Il met en avant les infrastructures récentes — routes, ports et universités — ainsi que les initiatives agricoles qui, selon lui, ont permis d’améliorer le quotidien des Congolais depuis son retour au pouvoir en 1997.
Les défis de l’opposition et la question de la succession
L’opposition reste fragmentée, et certains anciens candidats, comme Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, sont toujours détenus après des condamnations pour « atteinte à la sécurité nationale ». Le président insiste sur le fait que ces mesures visent à prévenir des projets insurrectionnels et assure que ces figures politiques seront un jour libérées.
Sassou Nguesso confirme que, si réélu, son mandat serait le dernier possible selon la Constitution, et que la succession du pouvoir ne se résume pas à un choix individuel mais à la mise en place de mécanismes garantissant la stabilité et la continuité du pays.
En filigrane, le président envoie un message à la jeunesse : le développement du Congo se construit aujourd’hui pour préparer l’avenir, et la transition politique sera encadrée pour assurer la pérennité des institutions et de l’État.
La Rédaction

