À Yiègou, la modernisation du marché tient dans deux ouvrages relativement modestes : 28 places de vente désormais protégées des intempéries. Derrière cet investissement de près de 16,75 millions de FCFA se joue pourtant un enjeu très concret de développement local : offrir aux petits commerçants des conditions de travail plus stables et donner au marché rural des équipements à la hauteur de son rôle économique.
Réceptionnés vendredi 28 août dans la commune de Kpendjal 2, les deux nouveaux hangars comptent chacun 14 places. Ils remplacent des apatams sous lesquels commerçants et marchandises restaient davantage exposés au soleil, à la pluie et aux aléas climatiques. Leur construction a été financée sur le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT), exercice 2025.
Quand l’infrastructure améliore directement le commerce
Dans un marché, la qualité des équipements n’est pas uniquement une question de confort. Pouvoir exercer son activité dans un espace mieux aménagé contribue à sécuriser les marchandises, à rendre les conditions de vente plus régulières et à renforcer l’attractivité du site pour vendeurs comme pour acheteurs.
À Yiègou, l’investissement prend ainsi une dimension économique autant que sociale. Il concerne directement les petits acteurs du commerce, notamment les femmes qui occupent une place importante dans les activités marchandes locales.
Le FACT à l’épreuve du quotidien
Le projet illustre également l’un des enjeux de la décentralisation : transformer les ressources transférées aux collectivités en réalisations perceptibles dans la vie quotidienne. Le FACT identifie effectivement la construction d’un hangar de marché parmi les investissements de Kpendjal 2.
À l’échelle nationale, la modernisation des marchés tend d’ailleurs à dépasser la seule construction d’abris : les politiques actuellement engagées intègrent aussi conservation des produits, équipements de transformation et amélioration des services commerciaux.
Reste enfin l’enjeu de la durée. Les autorités locales et traditionnelles ont appelé les bénéficiaires à préserver les nouveaux ouvrages. Car pour un investissement communal, la réussite ne se mesure pas seulement le jour de la réception : elle dépend aussi de la qualité de la gestion, de l’entretien et de l’usage qui en sera fait plusieurs années après.
La Rédaction

