La République démocratique du Congo a récemment décidé, de maintenir pour trois mois supplémentaires l’interdiction temporaire d’exporter son cobalt. Cette décision fait suite à la forte baisse des cours de ce minerai essentiel aux batteries des véhicules électriques.
Le prix de la tonne de cobalt a été divisé par plus de deux en deux ans, chutant de plus de 80 000 dollars à environ 33 000 dollars. Une situation qui fragilise gravement l’économie congolaise, le cobalt représentant à lui seul jusqu’à 20 % des revenus d’exportation du pays.
L’Autorité de régulation des minerais stratégiques (ARECOMS) estime que le marché est toujours saturé. D’ici septembre, l’institution prévoit de réévaluer la situation pour statuer sur une éventuelle levée ou prolongation de la mesure.
Par ailleurs, les autorités envisagent d’introduire des quotas d’exportation afin de mieux contrôler les flux vers l’étranger. Une idée soutenue par certains acteurs comme Glencore, mais vivement contestée par d’autres, notamment le chinois CMOC, très implanté dans le secteur.
Dans un contexte où la demande mondiale en cobalt devrait repartir à la hausse avec l’essor de la mobilité électrique, Kinshasa tente de reprendre la main sur un marché déséquilibré qui ne profite plus équitablement aux pays producteurs.
La Rédaction

