Mbour (Sénégal), juillet 2025 – Face à la multiplication des catastrophes climatiques, les pays africains intensifient leur plaidoyer pour obtenir davantage de ressources financières destinées à la résilience. Du 22 au 24 juillet, le Sénégal a accueilli le deuxième atelier de renforcement des capacités du Réseau Santhiago, plateforme onusienne dédiée aux pertes et dommages liés aux changements climatiques.
Un appel unanime à la solidarité internationale
Organisée à Saly, cette rencontre a réuni des représentants des pays les moins avancés (PMA) et des petits États insulaires en développement. Objectif : partager des solutions concrètes face aux impacts climatiques majeurs – inondations, cyclones, sécheresses – mais aussi aux menaces à évolution lente, comme la salinisation des terres, l’élévation du niveau de la mer ou la désertification.
Le colonel Papa Alassane Ndiour, représentant du ministre sénégalais de l’Environnement, a lancé un appel fort pour un « renforcement des ressources financières », condition essentielle selon lui pour garantir l’inclusion des populations locales dans les stratégies climatiques.
Le Réseau Santhiago passe à l’action
Le Réseau Santhiago, bras technique des Nations Unies sur les pertes et dommages, entre dans une phase de déploiement active. Sa directrice, Carolina Fuentes Castellanos, a souligné que cette étape marque « la concrétisation de projets ciblés dans les zones les plus vulnérables ». Le réseau entend désormais renforcer les capacités nationales tout en facilitant l’accès aux mécanismes de financement climatique existants.
Une mobilisation encore insuffisante ?
Si les partenaires au développement ont réaffirmé leur volonté d’accompagner les États africains, les financements disponibles restent bien en deçà des besoins estimés. Pour de nombreux participants, il est temps que les engagements pris dans les grandes conférences internationales se traduisent en fonds effectifs, orientés vers les priorités locales.
Alors que le continent africain figure parmi les régions les plus exposées aux dérèglements climatiques tout en étant l’un des moins responsables des émissions de gaz à effet de serre, la question de l’équité climatique devient centrale. Le plaidoyer africain, porté par des forums comme celui de Saly, s’inscrit ainsi dans une logique de justice environnementale.
La Rédaction

