La Guinée-Équatoriale franchit une étape majeure dans son ambition de modernisation et de rééquilibrage territorial avec Ciudad de la Paz, une capitale conçue pour rapprocher l’État de ses citoyens et renforcer l’ancrage continental du pays. Cette ville, née d’une vision stratégique initiée en 2008 par le président Teodoro Obiang, se distingue par son urbanisme moderne et ses infrastructures ambitieuses.
Située dans la province de Djibloho, non loin de l’aéroport de Mengomeyén, Ciudad de la Paz, anciennement Oyala, se dresse déjà avec ses tours contemporaines, son palais présidentiel et ses premiers immeubles institutionnels. Depuis le 3 janvier, cette cité est officiellement la capitale de la Guinée-Équatoriale, succédant à Malabo, l’ancienne capitale insulaire, limitée par son isolement et ses contraintes infrastructurelles. Le décret présidentiel officialise ainsi un transfert progressif des institutions et services publics, dans le but de mieux desservir l’ensemble du territoire et d’inscrire le pays dans une dynamique de développement équilibré.
Ce projet de capitale continentale répond à une logique stratégique et économique claire : rapprocher l’administration des centres d’activité comme Bata, faciliter l’accès aux services publics pour les citoyens, et créer un pôle administratif capable de soutenir la croissance démographique et l’expansion économique. Malabo, bien que riche en histoire, se trouve isolée sur l’île de Bioko et peine à absorber les besoins d’un État en mutation. Ciudad de la Paz vise donc à corriger ce déséquilibre tout en consolidant l’image internationale de la Guinée-Équatoriale.
Financée principalement par les revenus pétroliers, la ville ne cesse de se développer et accueille déjà des infrastructures clés telles qu’une université, un hôpital et des centres administratifs. Le transfert complet des institutions gouvernementales est prévu dans l’année, un défi de taille pour cette métropole en plein essor, mais qui symbolise l’ambition d’une Guinée-Équatoriale moderne, connectée et fonctionnelle. Avec une capacité prévue pour 200 000 habitants, Ciudad de la Paz se profile comme un centre politique, administratif et économique de premier plan, prêt à inscrire le pays dans le XXIᵉ siècle.
La Rédaction

