Une surtaxe allant jusqu’à 35% sur les voitures électriques chinoises publiée mardi soir au journal officiel de l’Union Européenne. Une décision qui doit rentrée en vigueur mercredi 30 octobre 2024, Pékin saisit l’Organisation mondiale du Commerce (OMC).
La Commission européenne a adopté un règlement instituant des droits de douane supplémentaires contre les voitures électriques importées du pays asiatique, qu’elle accuse de créer une concurrence déloyale. Sur les 10% de taxe déjà en place, Bruxelles a décidé d’ajouter une surtaxe allant jusqu’à 35% sur ces voiture à batterie de fabrication chinoise. La Chine n’approuve et n’accepte pas cette décision, qui rentrée en vigueur s’applique pour une durée de cinq (05) ans. Elle a intenté une action dans le cadre du mécanisme de règlement des différends de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a indiqué mercredi un porte-parole du ministère chinois du Commerce dans un communiqué. « La Chine continuera à prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder avec fermeté les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises», a-t-il souligné, dénonçant «l’approche protectionniste» de l’UE.
Selon les chiffres de l’exécutif européen, en 2020, la part de marché des voitures électriques chinoises a explosé dans l’UE, passant de 2% à plus de 14% rien qu’à la deuxième moitié de cette année, «Nous apprécions la concurrence mais celle-ci doit être fondée sur des règles de concurrence équitables», a déclaré le commissaire au Commerce Valdis Dombrovskis, Il s’agit de défendre la filière automobile européenne et ses quelque 14 millions d’emplois contre des pratiques jugées déloyales par une longue enquête de la Commission.
Les deux parties sont toutefois convenues de continuer les consultations: les surtaxes pourraient être supprimées si un accord était trouvé sur d’autres moyens pour compenser le préjudice identifié par l’enquête européenne.
La Rédaction

