La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a officiellement salué les avancées politiques enregistrées au Gabon, marquant une étape décisive dans la transition en cours à Libreville. La reconnaissance intervient à l’issue de la 8ᵉ session extraordinaire de l’organisation sous-régionale, organisée par visioconférence depuis Malabo sous la présidence de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.
Transition gabonaise : ordre institutionnel en marche
Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, intervenant lors du sommet, a défendu une approche « durable et solidaire » des mécanismes de médiation interne au sein de la région. L’ancien chef de la transition, devenu président élu à l’issue de la présidentielle d’avril 2025, a insisté sur la nécessité d’un ancrage démocratique robuste pour prévenir les crises futures.
Libreville a par ailleurs dévoilé un chronogramme resserré pour clore la transition en décembre 2025. François Ndong Obiang, ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, a confirmé que les dernières étapes institutionnelles — du renouvellement des organes parlementaires à l’installation du Sénat et de la Cour constitutionnelle — seront bouclées avant la fin de l’année. L’objectif affiché : restaurer un ordre républicain cohérent, fonctionnel et incontestable.
Climat apaisé au Cameroun, inquiétudes ailleurs
Les dirigeants de la CEEAC ont également relevé le « climat apaisé » des récentes échéances électorales au Cameroun, à contrepoint des zones de turbulence régionales. Le Tchad demeure sous tension politique, tandis que le Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, reste meurtri par une insécurité chronique provoquant de massifs déplacements de populations.
Le retour du Rwanda en ligne de mire
Autre décision majeure : la validation d’un comité de médiation dédié au retour du Rwanda au sein de la CEEAC. Ce mécanisme stratégique regroupera trois figures centrales de la sous-région — Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Paul Biya et Carlos Vila Nova — chargées de rétablir les conditions diplomatiques d’une réintégration ordonnée de Kigali.
Une feuille de route politique assumée
En réaffirmant sa volonté de soutenir les transitions pacifiques, la CEEAC revendique désormais un rôle plus structurant dans l’arbitrage institutionnel et la prévention des crises. Sa posture actuelle s’inscrit dans une recomposition géopolitique où stabilité interne, cohésion régionale et gouvernance électorale deviennent des leviers déterminants pour l’avenir de l’Afrique centrale.
La Rédaction

