La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement fixé les dates de la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN). L’édition 2027 se tiendra du 19 juin au 17 juillet, dans une configuration inédite, organisée conjointement par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda.
Une première CAN organisée par trois pays
Cette édition marquera une première dans l’histoire de la compétition : trois États coorganisateurs accueilleront le tournoi. Le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda seront ainsi au centre de l’un des plus grands événements sportifs du continent.
Selon la CAF, le pays qui accueillera le match d’ouverture ainsi que celui qui recevra la finale sera désigné ultérieurement, laissant encore une part d’arbitrage stratégique dans l’organisation globale.
Un calendrier désormais stabilisé après des incertitudes
L’annonce intervient après plusieurs mois d’incertitudes autour du calendrier de la compétition. En début d’année, certaines informations évoquaient un possible report à 2028, en raison de préoccupations liées à la préparation des infrastructures dans les trois pays hôtes.
La CAF avait toutefois rejeté ces spéculations, réaffirmant sa volonté de maintenir l’édition 2027 comme prévue.
Un engagement réaffirmé de la CAF
Le président de la CAF Patrice Motsepe avait déjà insisté sur la détermination de l’institution à faire de cette édition une réussite en Afrique de l’Est, une région qui retrouve la CAN pour la première fois depuis 1976.
Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification géographique des pays organisateurs et de renforcement de l’ancrage continental de la compétition.
Un enjeu sportif et politique pour l’Afrique de l’Est
L’organisation de la CAN 2027 représente également un défi majeur pour les trois pays hôtes. Au-delà du volet sportif, la compétition intervient dans des contextes politiques et institutionnels spécifiques, notamment au Kenya, où des échéances électorales importantes sont prévues peu après le tournoi.
Certains responsables locaux estiment que ce calendrier pourrait influencer la dynamique politique et sécuritaire autour de l’événement, en raison des tensions potentielles liées aux scrutins.
Une édition symbolique pour le football africain
Au-delà des considérations logistiques, cette CAN marque le retour d’une grande compétition internationale en Afrique de l’Est, une région qui n’avait plus accueilli le tournoi depuis plusieurs décennies.
Elle s’inscrit ainsi dans une volonté de rééquilibrage géographique du football continental, avec une attention particulière portée au développement des infrastructures sportives et à la visibilité internationale des pays organisateurs.
La Rédaction

