Au Cameroun, les prix des boissons alcoolisées et non alcoolisées ont connu une hausse notable, provoquant des plaintes chez les consommateurs. Pourtant, cette augmentation n’a pas refroidi l’enthousiasme des habitués des bars, qui continuent de les fréquenter en masse.
Par exemple, une bière qui se vendait à 700 FCFA coûte désormais 750 FCFA, tandis que celles qui étaient à 900 FCFA sont passées à 1 000 FCFA. Cette flambée, qui n’est pas une première, s’inscrit dans une série de hausses régulières depuis 2019, où les prix tournaient autour de 500 FCFA. Malgré tout, aucune explication officielle n’a été donnée pour justifier cette nouvelle augmentation, laissant les consommateurs perplexes.
À Yaoundé, la capitale, cette hausse n’a que peu d’effet sur l’affluence dans les bars et autres points de vente. Dans les quartiers populaires comme Mvog-Mbi, Mokolo, Madagascar ou encore Oyom-Abang, les établissements sont toujours pris d’assaut. Il en va de même dans des zones comme Carrière, Nkoabang, Emombo ou Odza, où la clientèle reste fidèle malgré la pression sur le pouvoir d’achat, exacerbée par un coût de la vie de plus en plus élevé.
Cette situation trouve une explication culturelle, selon la psychologue Tsanga Onomo Nathalie. « Les Camerounais aiment profiter de la vie, souvent en groupe, que ce soit entre amis ou en famille. La bière est privilégiée en raison de son accessibilité financière relative et parce que beaucoup préfèrent éviter les alcools trop forts », explique-t-elle.
Certains consommateurs affirment avoir réduit leur consommation quotidienne en raison de ces hausses. Cependant, beaucoup refusent de se laisser freiner. « Même si la bière passe à plus de 1 000 FCFA, je continuerai à en acheter », affirme un habitué. Dans les snacks et hôtels, où ces prix élevés sont déjà la norme, la clientèle demeure tout aussi constante.
Malgré les défis économiques, ces augmentations illustrent un attachement indéfectible des Camerounais à leur boisson favorite, symbole de convivialité et d’évasion face à un quotidien parfois éprouvant.
La Rédaction

