Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, a marqué son passage à Ouagadougou par un geste chargé de symbolisme. Alors qu’il assistait à l’ouverture de la 29e édition du FESPACO, il a tenu à rendre un hommage appuyé à Thomas Sankara, le père de la Révolution burkinabè. Accompagné du Premier ministre Jean-Emmanuel Ouédraogo, le chef de l’État tchadien s’est rendu au mémorial Thomas Sankara pour déposer une couronne de fleurs, symbolisant son respect et sa reconnaissance pour celui qui reste une figure incontournable de l’histoire de l’Afrique.
Ce geste n’est pas seulement un acte protocolaire ; il fait écho à l’héritage d’un homme dont la vision révolutionnaire continue d’inspirer de nombreuses générations, plus de trois décennies après son assassinat. En 1987, Sankara, alors capitaine de l’armée, a été tué dans une opération commandée, selon un tribunal militaire, par l’ancien président Blaise Compaoré, aujourd’hui condamné à la perpétuité pour cet assassinat.
La présence du président tchadien au Burkina Faso, dans le cadre de cette grande rencontre cinématographique qu’est le FESPACO, renforce encore l’importance de ce moment. Le Tchad, invité d’honneur de cette édition, est l’occasion de tisser des liens culturels et historiques forts entre les deux pays.
Le président Mahamat Idriss Déby a donc, par ce geste simple mais profond, réaffirmé les valeurs de panafricanisme et d’indépendance portées par Sankara, des idéaux toujours aussi pertinents dans le contexte actuel.
La Rédaction

