À Mogadiscio, la sécurité fait partie du décor. Postes de contrôle, patrouilles mobiles et filtrage des axes sensibles rappellent que la capitale somalienne reste exposée à une menace durable. Al-Shabab, bien que affaibli, conserve une capacité de nuisance qui impose une vigilance permanente.
Depuis 2022, le président Hassan Sheikh Mohamud a engagé une offensive globale contre le groupe islamiste affilié à Al-Qaïda. L’approche combine opérations militaires, démantèlement des réseaux financiers et renforcement du renseignement. À Mogadiscio, cette stratégie a permis de limiter les attaques de grande ampleur, sans toutefois éliminer le risque.
La dernière opération majeure attribuée à Al-Shabab dans la capitale remonte à août 2024, avec un attentat meurtrier sur la plage du Lido. Depuis, le groupe privilégie des actions ciblées, reposant sur des engins explosifs improvisés et des attaques contre des sites symboliques, notamment hôtels et bâtiments officiels.
Sous la pression des forces somaliennes, appuyées par l’Union africaine et des partenaires étrangers, les combattants se sont en partie repliés vers le sud du pays. La région du Bas-Shabelle demeure un foyer stratégique, où les combats se poursuivent et conditionnent directement la sécurité de Mogadiscio.
Malgré ce contexte, la capitale affiche une résilience visible. Activité économique, chantiers urbains et vie sociale témoignent d’un fragile retour à la normalité. Entre menace persistante et volonté de stabilité, Mogadiscio continue de tenir.
La Rédaction

