La Commission européenne envisagerait de réévaluer ses enquêtes sur les géants technologiques américains Apple, Alphabet (Google) et Meta. Une information révélée par le Financial Times, qui souligne un possible tournant dans la régulation des grandes plateformes numériques en Europe.
Une révision influencée par le contexte international
Selon le quotidien britannique, cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis. Les grandes entreprises technologiques auraient demandé au futur président américain de contester les mesures réglementaires imposées par l’Union européenne. Bien que la victoire de Trump ne soit pas la cause directe de cette révision, elle semble peser dans la réflexion européenne.
Les enquêtes sous le prisme du DMA
La réévaluation concerne toutes les affaires ouvertes depuis mars 2024, dans le cadre du règlement européen sur les marchés numériques (DMA). Ce cadre législatif, en vigueur depuis 2022, impose des restrictions aux grandes plateformes numériques pour limiter leur influence jugée excessive. Il prévoit également des amendes pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires annuel des entreprises en infraction.
Le Financial Times rapporte que cette révision pourrait aboutir à une réduction ou à une adaptation des enquêtes en cours. Cependant, les investigations techniques continueront, bien que les décisions finales et éventuelles sanctions soient suspendues jusqu’à la fin de l’examen.
Une pause stratégique pour Bruxelles
Les régulateurs européens attendraient désormais des orientations politiques pour déterminer la suite des procédures. Ce réajustement pourrait refléter une volonté de prendre en compte les équilibres géopolitiques dans les relations transatlantiques, alors que l’Union européenne et les États-Unis divergent sur plusieurs dossiers économiques et technologiques.
Si cette révision marque une pause dans les actions immédiates contre Apple, Google et Meta, elle pourrait aussi signaler une évolution dans la manière dont Bruxelles entend exercer son autorité face aux GAFAM. Un équilibre délicat, entre la défense des intérêts européens et la gestion des pressions internationales.
La Rédaction

