Des dizaines de militants pour les droits des femmes se sont rassemblés jeudi près de l’ambassade des États-Unis pour dénoncer la possible destruction par l’administration américaine de millions de dollars de contraceptifs destinés aux femmes vivant dans des zones de conflit en Afrique.
Ces stocks, financés par les contribuables américains et évalués à plus de 9 millions de dollars, devaient être envoyés dans plusieurs pays africains, dont la République démocratique du Congo, le Kenya, le Mali, la Tanzanie et la Zambie. Selon les experts en santé publique, ces fournitures représentent une part significative des besoins des systèmes de santé locaux, en particulier en Tanzanie où elles couvriraient près d’un tiers de la demande.
« Un million et demi de femmes et de jeunes filles devaient bénéficier de ces produits essentiels. Leur destruction aurait un impact direct sur la santé et la vie de milliers de personnes », a déclaré Micah Grzywnowicz, directeur régional de la Fédération internationale pour le planning familial.
Le département d’État américain a précisé qu’aucune décision finale n’avait été prise et que l’administration étudiait encore les options disponibles. Pendant ce temps, la Belgique a engagé des discussions avec les diplomates américains pour éviter que les contraceptifs stockés à Geel ne soient détruits.
Selon les organisations de planning familial, la destruction de ces stocks pourrait provoquer plus de 362 000 grossesses non désirées et entraîner la mort de plus de 700 femmes en raison de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement.
La Rédaction

