Les BRICS, récemment élargis à des pays comme l’Égypte, l’Iran et l’Éthiopie, aspirent à transformer les échanges internationaux en réduisant leur dépendance au dollar américain. Lors de leur 16ᵉ sommet en 2024, ils ont présenté l’idée d’une unité monétaire commune, provisoirement appelée “Unit”, destinée à faciliter les paiements entre leurs économies tout en contournant les contraintes imposées par le système monétaire actuel.
Une unité basée sur l’or et les devises nationales
La “Unit” serait adossée à 40 % à l’or et à 60 % à un panier de devises des membres. Cette structure vise à offrir une stabilité monétaire tout en reflétant la diversité économique du groupe. Cette monnaie ne serait pas utilisée par les citoyens, mais exclusivement dans le cadre des transactions internationales entre les pays membres.
Alternatives au système SWIFT
Pour accompagner cette unité monétaire, les BRICS développent des infrastructures numériques. Un système basé sur la blockchain, nommé BRICS Bridge, permettra des paiements transfrontaliers sécurisés, réduisant la dépendance au réseau SWIFT, souvent utilisé pour imposer des sanctions économiques. Cette initiative répond notamment aux besoins de la Russie et de l’Iran, fortement impactés par les restrictions financières occidentales.
Défis et opportunités
La demande limitée pour les devises locales sur les marchés mondiaux, les déséquilibres commerciaux entre membres et la nécessité de bâtir des accords multilatéraux solides représentent des défis majeurs. Cependant, des projets pilotes, comme les échanges en rouble et en roupie entre la Russie et l’Inde, témoignent d’une avancée progressive.
Vers une autonomie économique
L’initiative des BRICS illustre une volonté commune de réformer un système monétaire mondial centré sur les grandes puissances occidentales. Bien que les défis soient nombreux, cette transition pourrait poser les jalons d’une finance internationale plus équilibrée et multipolaire, offrant une nouvelle perspective aux économies émergentes.
La Rédaction

