Contexte et ambitions
Récemment à Gaborone, Ndaba Gaolathe, viceprésident et ministre des Finances, et la délégation de la Banque africaine de développement (BAD), conduite par Leila Mokaddem, ont scellé un partenariat stratégique. Le Botswana entend accélérer sa transformation économique en misant résolument sur une industrialisation portée par le secteur privé, tout en renforçant une coopération historique avec la BAD.
Axes prioritaires du plan
M. Gaolathe a souligné l’urgence d’engager la numérisation des administrations et des entreprises pour fluidifier les processus, de valoriser le commerce agricole afin de générer des exportations à forte valeur ajoutée, et de restructurer les entreprises publiques pour en faire de véritables vecteurs d’innovation. La diversification du secteur minier, par l’exploration de nouveaux gisements et la montée en gamme locale, ainsi que le développement d’un véritable hub automobile régional en attirant constructeurs et soustraitants, figurent également parmi les priorités.
Mécanismes de soutien et projets phares
La BAD mobilisera 304 millions de dollars dès cette année dans le cadre de son Programme d’appui à la gouvernance économique et à la résilience (GERSP), d’une enveloppe totale d’un milliard, pour renforcer la discipline budgétaire, la transparence et l’attractivité pour les investisseurs. Mme Mokaddem a insisté sur la nécessité de résoudre les défis liés à l’eau et à l’énergie, notamment via la construction d’un pipeline de 700 km depuis le Lesotho et l’interconnexion des réseaux électriques sudafricain, botswanais et zambien. D’importants investissements dans les transports (routes, rail, aéroports) viendront compléter cette stratégie. Les réussites de Lobatse Clay Works et Delta Automotive Technologies témoignent déjà de l’efficacité de cet appui ciblé sur la compétitivité et la diversification économique du Botswana.
La Rédaction

