Lomé, le 18 juin 2025 – Les épreuves du baccalauréat deuxième partie (BAC II) ont débuté lundi 16 juin à travers tout le territoire togolais. Premier obstacle franchi : la philosophie, traditionnellement perçue comme l’épreuve d’ouverture symbolique. Depuis mardi, les quelque 75 000 candidats ont entamé les épreuves de spécialité, au cœur d’une semaine décisive.
Une ouverture classique par la philosophie
Lundi matin, de 8 h à midi, tous les lycéens inscrits aux séries générales et techniques ont composé en philosophie. Trois sujets étaient proposés, variant selon les séries, mais abordant tous des problématiques classiques sur la vérité, la liberté ou encore la technique. Cette épreuve, notée avec un coefficient important selon la filière, a donné le ton d’une session qui s’annonce rigoureuse.
Dans plusieurs centres d’examen, la sécurité et l’encadrement ont été renforcés. Aucun incident majeur n’a été rapporté selon l’Office du baccalauréat, qui supervise l’organisation à l’échelle nationale.
Une semaine cruciale pour les élèves
Depuis mardi 17 juin, les candidats se consacrent aux épreuves de spécialité. Ces matières – généralement deux par candidat – constituent l’essence même de leur parcours, avec des coefficients élevés qui peuvent faire basculer une moyenne. Les disciplines varient selon les séries : mathématiques, sciences économiques et sociales, physique-chimie, biologie, littérature, histoire-géographie, langues, etc.
Chaque journée apporte son lot de concentration, de stress et de révisions de dernière minute. Dans les établissements de Lomé comme à Sokodé, Kpalimé ou Kara, l’ambiance est studieuse et tendue, les candidats ayant conscience de l’enjeu.
Jusqu’au samedi 21 juin pour boucler les épreuves
Le calendrier officiel prévoit la fin des épreuves écrites le samedi 21 juin. À partir de la semaine prochaine, certains candidats seront convoqués pour les épreuves orales ou pratiques, notamment dans les séries technologiques, scientifiques ou linguistiques.
Le baccalauréat, qui marque la fin du cycle secondaire et l’ouverture vers l’enseignement supérieur, reste une étape redoutée mais déterminante dans la trajectoire des élèves togolais.
Une organisation rigoureuse
Le ministère de l’Enseignement supérieur, en lien avec l’Office du baccalauréat, a rappelé l’importance de la régularité, de la ponctualité et de la transparence. Des dispositifs de lutte contre la fraude ont été activés, notamment la surveillance renforcée dans les centres sensibles.
Les autorités se félicitent déjà d’un démarrage sans incidents notables et appellent les élèves à la sérénité. Quant aux résultats, ils sont attendus courant juillet.
Démarré lundi avec philosophie, le bac 2025 au Togo suit son cours. Pour des milliers de jeunes, c’est une semaine intense, exigeante, mais cruciale. Le calme apparent dans les salles cache une tension intérieure : celle de franchir une porte vers l’avenir.
La Rédaction

