La récente annonce du Kremlin concernant le missile russe Orechnik, décrit comme “inarrêtable” et utilisé contre l’Ukraine, a relancé les inquiétudes autour d’une possible guerre nucléaire entre la Russie et les puissances occidentales. Selon une étude parue dans Nature Good et relayée par Newsweek, un tel conflit pourrait entraîner la disparition de près de 6,77 milliards de personnes sur une population mondiale de plus de 8 milliards.
Une guerre nucléaire, un enchaînement de famines mondiales
Si les frappes nucléaires elles-mêmes sont dévastatrices, les véritables conséquences seraient la famine généralisée qui suivrait la destruction et la contamination des récoltes et du bétail. Les chercheurs ont élaboré trois scénarios pour comprendre l’ampleur des dégâts alimentaires possibles : un premier où l’élevage serait maintenu, un deuxième où le bétail serait entièrement éliminé dès la première année, et un troisième compromis entre les deux.
Des conséquences apocalyptiques pour une grande majorité des pays
Le scénario le plus probable, selon les chercheurs, prévoirait une destruction rapide du bétail, provoquant un effondrement global des ressources alimentaires. Cette situation conduirait à une mortalité massive dans une grande partie du monde. En particulier, les États-Unis verraient leur population décimée à hauteur de 98%, soit plus de 312 millions de personnes mourant de faim dans les deux ans suivant l’éclatement de la guerre. Des chiffres similaires s’appliquent au Canada, à l’ensemble de l’Europe (dont la France), à la Chine, à l’Inde, au Japon et, paradoxalement, à la Russie elle-même.
Les pays les plus sûrs : petites îles et régions peu dépendantes du commerce mondial
Il existe cependant quelques pays et régions qui seraient relativement épargnés, en raison de leur faible dépendance au commerce alimentaire international. Parmi les plus sûrs figurent Haïti, le Costa Rica, le Panama, la Guyane, le Suriname, le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay, l’Islande, la Gambie, la Guinée-Bissau, Oman et l’Australie, qui verraient leurs populations largement épargnées par la famine.
En revanche, quelques petites îles, notamment en Asie et en Océanie, subiront des pertes humaines moins sévères. L’Indonésie, par exemple, perdrait environ 39% de sa population, tandis que le Mozambique et les Philippines en perdraient respectivement 33% et 25%. Le Sénégal, la Malaisie, la République dominicaine et la Nouvelle-Zélande seraient également relativement moins touchés, avec des pertes humaines variant de 9% à 22%, selon leur capacité à s’approvisionner localement et à éviter une rupture totale des chaînes d’approvisionnement.
Des réponses de plus en plus pressantes en Europe
Face à ces projections alarmantes, plusieurs gouvernements européens ont pris des mesures pour sensibiliser la population et préparer des plans d’urgence. Par exemple, la Suède a distribué des brochures d’information sur les actions à entreprendre en cas de catastrophe, tandis que l’Allemagne a commencé à établir des refuges anti-bombardements pour protéger la population en cas de conflit nucléaire. En outre, une étude de l’Université de Nicosie à Chypre, publiée l’année dernière, a conseillé de se réfugier dans un coin isolé d’une pièce, loin des portes et fenêtres, afin de se protéger des radiations en cas d’attaque nucléaire.
Ce contexte met en lumière non seulement les effets dévastateurs d’une guerre nucléaire, mais aussi l’importance de la résilience alimentaire et des stratégies de survie face à une crise mondiale. Les pays qui seront les mieux préparés à ces chocs seront ceux qui auront su diversifier leurs ressources et minimiser leur dépendance aux importations alimentaires.
La Rédaction

