La nomination de Sarah Mullally comme première femme archevêque de Canterbury a ravivé les divisions profondes entre l’Occident anglican et plusieurs Églises africaines, opposées à ses positions jugées trop inclusives envers les personnes LGBTQ+.
Le Gafcon, coalition conservatrice dominée par le Nigeria, l’Ouganda et le Rwanda, affirme vouloir créer une Communion anglicane alternative, estimant que l’Église d’Angleterre a franchi une ligne rouge doctrinale. Ses dirigeants dénoncent les bénédictions de couples homosexuels et accusent Canterbury d’avoir perdu toute autorité morale.
Mais malgré cette annonce spectaculaire, l’unité africaine n’est pas totale.
Le Congo refuse de quitter la Communion ; l’Afrique du Sud félicite Mullally et se tient à distance des querelles internes. D’autres pays, comme le Ghana, la Namibie ou le Malawi, expriment en revanche un malaise croissant et menacent implicitement de suivre la rupture.
En réalité, la crise dépasse la seule question LGBT : elle révèle un bras de fer historique entre le poids démographique africain et la tradition d’un leadership centré sur Canterbury.
La Communion anglicane tente d’esquisser une réforme pour éviter une scission, mais jamais le fossé entre les visions africaines et occidentales n’a semblé aussi profond.
La Rédaction

