Pretoria mise sur le Lenacapavir pour combler le déficit de doses et accélérer l’éradication du Sida d’ici 2043
Contexte sanitaire et urgence nationale
L’Afrique du Sud, confrontée à une épidémie persistante de VIH, a enregistré plus de 170 000 nouvelles infections en 2024. Pour répondre à cette situation critique et avancer vers son objectif d’éradication du Sida d’ici 2043, le gouvernement a décidé de soutenir la production locale de génériques du Lenacapavir, un vaccin préventif administré deux fois par an.
Déficit de doses et contraintes logistiques
Le pays a besoin de 1 à 2 millions de doses annuelles pour couvrir sa population à risque. Toutefois, le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme ne fournira que 500 000 doses pour 2026 et 2027, créant un déficit important. Cette situation pousse Pretoria à envisager la production domestique pour atteindre l’objectif national.
Défis liés aux licences pharmaceutiques
La fabrication locale se heurte toutefois à un obstacle majeur : aucun des trois laboratoires sud-africains sélectionnés ne dispose actuellement de la licence détenue par Gilead Sciences, inventeur du Lenacapavir. L’obtention de cette licence est essentielle pour produire légalement le vaccin et garantir sa qualité et son efficacité.
Enjeux stratégiques et perspectives
La production de génériques permettrait non seulement de combler le déficit de doses, mais aussi de réduire la dépendance vis-à-vis des importations et de renforcer la souveraineté sanitaire du pays. Des discussions sont en cours entre le gouvernement, les laboratoires locaux et les instances internationales pour faciliter l’accès aux licences et lancer la production dès 2027.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à accélérer l’accès aux vaccins et traitements anti-VIH en Afrique, tout en stimulant l’innovation et la capacité industrielle locale.
La Rédaction

