Jugés depuis mardi dans la province de Limpopo en Afrique du Sud, Zachariah Johannes Olivier, propriétaire de la ferme, Andrian Rudolf de Wet, superviseur de Zachariah et William Moussora, employé zimbabwéen en situation irrégulière sur le territoire sont coupables de meurtre prémédité, de tentative de meurtre et de possession d’une arme à feu sans permis.
L’incident s’est déroulé le mois d’août dernier quand Locadia Ndlovu et Maria Makgatho sans permission accèdent à la ferme de Zachariah Olivier pour y récupérer des produits laitiers potentiellement périmés déversés là-bas par une entreprise laitière.
Elles sont tuées à coup de balles tandis qu’un homme présumé être le mari de Ndlovu est blessé. Ce dernier a rampé jusqu’à une route pour chercher de l’aide. Quelques jours plus tard, la police découvre les corps en décomposition des deux femmes dans une porcherie de la ferme. Cette affaire a provoqué de l’indignation.
Appelant au soutien de tous, Sindisiwe Chikunga, Ministre à la Présidence des Femmes, la Jeunesse et les Handicapés d’Afrique du Sud depuis 2024 déclarent : « c’est brutal, c’est mal, cela n’aurait pas dû se produire. C’est pourquoi nous sommes préoccupés par l’absence de certains membres de la communauté. Je pense qu’il est nécessaire, que nous tous y compris les autres agriculteurs venions dire pas en notre nom. Ils ne sont pas là, alors que devons-nous croire. Que s’il s’agit d’un habitant de la ferme, tout va bien ? La victime aurait été un agriculteur, ils seraient tous ici ».
Plusieurs membres de partis politiques ont manifesté devant le tribunal de Mankweng, demandant que les coupables soient privés de libération sous caution.
L’affaire continuera le mois prochain, mais pour le moment, la commission sud-africaine des droits de l’homme a appelé la population à ne pas se faire justice elle-même.
La Rédaction

