Comment transformer les connaissances produites dans les universités africaines en solutions concrètes pour l’économie et la société ? C’est l’une des questions au cœur du prochain Forum africain pour la recherche et l’innovation (FARI-2027). À Accra, la Cédéao prépare une édition consacrée à la transformation des systèmes éducatifs et au développement des capacités scientifiques régionales.
En Afrique de l’Ouest, renforcer la recherche ne consiste pas uniquement à former davantage de diplômés. L’enjeu est aussi de permettre aux universités, aux laboratoires et aux jeunes entrepreneurs de contribuer plus directement au développement économique. Cette ambition guide les préparatifs du troisième Forum africain pour la recherche et l’innovation (FARI), prévu en octobre 2027 au Ghana.
Réuni à Accra du 27 au 30 octobre, le Comité scientifique du forum a engagé les travaux destinés à définir les orientations de cette prochaine édition, placée sous le thème « Repenser le système éducatif pour stimuler l’innovation et le développement ».
Faire de la recherche un moteur économique
La Cédéao souhaite mieux valoriser les résultats scientifiques et encourager leur transformation en applications utiles aux populations.
Cette orientation pose notamment la question des relations entre universités, entreprises et investisseurs. Dans plusieurs domaines, de l’agriculture aux technologies numériques, le passage de la recherche à une activité économique nécessite des financements, des équipements et un accompagnement adapté.
Le futur forum entend favoriser ces rapprochements et offrir davantage de visibilité aux innovations développées dans la région.
Une place réservée aux jeunes entreprises
Les experts réunis à Accra ont travaillé à la structuration des thématiques scientifiques et à la définition des critères d’un concours régional destiné aux start-up innovantes.
Cette initiative doit permettre d’identifier des projets prometteurs et de rapprocher leurs concepteurs des acteurs susceptibles de soutenir leur développement.
Le Ghana, pays hôte de l’édition 2027, prépare également un dispositif national de coordination pour mobiliser les institutions scientifiques, les entreprises et les partenaires financiers.
De nouvelles orientations à concrétiser
Les prochaines étapes comprennent la publication des appels à communications scientifiques et à candidatures. Aucun financement spécifique destiné aux projets sélectionnés n’a encore été détaillé.
Pour la Cédéao, le véritable défi sera de dépasser la valorisation ponctuelle des inventions et de favoriser des collaborations durables entre établissements de formation, chercheurs et acteurs économiques.
La portée du FARI-2027 dépendra ainsi de sa capacité à rapprocher les connaissances scientifiques des besoins réels des sociétés ouest-africaines.
La Rédaction

